jeudi 7 juin 2007

Voyage au Nord

Bon voilà enfin je vous arrive avec ce récit tant attendu. Je vous délivre enfin mes mémoires sur cette semaine à l'Extrême-Nord du Cameroun. Après seulement une semaine de travail… eh oui, je me paie déjà le luxe de partir une semaine en vacances. La réalité est en fait que je tiens à profiter au maximum des attractions camerounaises avant que la saison des pluies ne nous assaille. En effet il paraît qu'entre juillet et septembre cela ne sera pas très agréable ici. Bon, suffit de me justifier… Je voulais voyager, je l'ai fait et vous en serez jaloux!

Le tout se débute au Jour 1, samedi dernier, le 26 mai. À vrai dire, c'est une journée moche, du transport seulement au menu. Douala – Yaoundé en bus; 3h30 assis en sardines dans un bus étonnamment confortable contrairement à d'autres bus que j'aurai emprunté dans ce voyage. Alors là, fait intéressant, le « vendeur de remèdes »; vous savez celui que l'on rencontre parfois dans les aventures de Lucky Luke, le charlatan itinérant avec sa charrette à vendre des lotions miracles pour tous les maux… ben c'était pareil, mais pas au far-west. Ce charlatan du XXIe siècle, debout à l'avant de l'autobus pour la première demi-heure à nous vanter les nombreux avantages du « Panax Africain », un remède miracle pouvant guérir toute sorte de maux, dysfonctions, maladies, etc. Vous verrez le détail de ses bienfaits sur le feuillet dans l'album photo. Vraiment, une amusante expérience que de le voir nous entretenir tout ce temps.

Arrivés à Douala, Laurence et moi devions attendre nos trois amis stagiaires de Buea qui arrivaient à Yaoundé quelque 2 heures plus tard. Ensuite, nous devions prendre le train de 18h10 pour Ngaoundere, une ballade qui ne dure jamais le même temps. Il nous aura fallu 20 heures pour arriver à destination. La raison de cette longueur est que le train marchandise faisant le chemin inverse avait déraillé la nuit précédente… Wow, un déraillement me direz-vous???  Ben ici, pour les marchandises, c'est quasi fait commun. On voit même parfois sur la route de vieux wagons abandonnés, rouillés en bordure de la ram de train, en plus des 2 ou 3 wagons plus récents… Alors tout au long de la nuit, bien blottis dans notre couchette, il nous fallait endurer les stop&go du train s'arrêtant et repartant à chaque gare et en les gares souvent.

Tout cela nous amène donc au Jour 2, eh bien puisqu'il est près de 15h00 à notre sortie de gare à Ngaoundere, nous avons décidé de camper sur place pour la nuit. Nous tentons de chercher un hôtel, pas trop cher et accommodant, puisque nous sommes vraiment épuisés de ces 20+ heures de transport. Premier essai, pas d'eau courante et pas de courant et pas de possibilité de négocier le prix alors nous rebroussons chemin à la recherche de mieux. Nous trouvons donc, un peu plus loin, un logis fort bien. Une bonne douche pour tous et hop, au resto. Ensuite une bonne bière-terrasse puis une bonne nuit de sommeil avant une autre journée. Rappelons que le but ultime de notre voyage n'est pas d'utiliser le plus de moyens de transports possible et le plus longtemps possible… c'est en fait d'aller au Parc de Waza au Nord, afin d'y apercevoir paysages et animaux. Donc pour cela il nous faut de l'information, un guide, un chauffeur, … Au jour 2, nous ne sommes pas chanceux, nous n'obtenons qu'une réservation du responsable de l'hôtel pour l'autobus vers Maroua le lendemain matin à 6h30. Wow, c'est tôt ça, pour le gars peu matinal que je suis…

Jour 3, on s'embarque à bord d'un gros bus de « Touristique Express » pour 8 heures de route, l'horreur!!! Ce n'est pas les autobus du type très luxueux… c'est une semi-catégorie au dessus du bus jaune, un peu moins bon que les « Coach » bien connus au Canada. Vous imaginez… On est entassés, il fait chaud et les gens dans le bus se font un malin plaisir à bien conserver presque toutes les fenêtres fermées. Putain il faisait chaud ! Quatre heures plus tard nous faisions une halte à Garoua avant de poursuivre. Fait intéressant, [je sais j'utilise souvent ce « fait intéressant », mais bon!] les gendarmes font souvent des vérifications d'identités à bord des autobus voyageurs, je ne sais pas pourquoi, mais nous avons été la cible première, nous ne sommes pas si différent pourtant… ahahaha  En fait, l'on doit toujours avoir son passeport (ou une photocopie officielle) sur soi, sinon, ben il faut payer, ici c'est corrompu un peu!!! Enfin, après avoir vérifié 4 de nos 5 identités ils ont laissé tomber le 5e voyant qu'il n'y avait pas d'argent à faire avec nous. Une folle aventure donc, de 8 heures, à travers les montagnes et routes parsemées de dos-d'âne nous forçant à ralentir pour les ponts et villages. Rendu, finalement, à Maroua, là c'est la dernière étape avant Waza et là il nous fallait un chauffeur, un guide et un itinéraire. C'est là que le fun a commencé. Il faut tout négocier, toujours, tout le temps. D'abord, en arrivant au terminus on se fait harceler par les porteurs, les chauffeurs de taxis, et les « agents de voyage ». Faut en éliminer quelques-uns et savoir où on va. De un, on avait horriblement faim et après avoir pris quelques contacts et prix on a traversé au resto d'en face. Et à peine assis au resto, le gars venait nous revoir en nous proposant une autre diminution de prix. Finalement il nous montre le véhicule et on lui dit qu'on va y penser… Mais là il nous fallait vraiment déterminer ce que l'on voulait faire comme trip et surtout déterminer un prix cible à payer pour cela suivant nos informations. Notre objectif était de payer environ 35 000 Fcfa pour nos quatre jours de ballade vers Waza et le retour vers Maroua. Mais là il fallait déterminer une autre chose, le négociateur en chef… sur 5, nous étions 2 à parler français et Laurence ne se sentait pas trop d'attaque… alors je m'en suis occupé… Alors j'ai ramassé tout mon savoir de négo et j'ai préparé le plan de match…ahahah Ensuite on a fait revenir le gars et il a commencé par nous tracer un itinéraire fort intéressant que nous avons tous accepté (vous le découvrirez à travers les prochaines lignes…). Maintenant le prix, la partie drôle. Je vous épargne toute la procédure, mais au total, voiture, essence, chauffeur, droits d'entrée/guide pour Waza nous auront coûtés 40 000 tout rond, il nous restait à payer les nuitées dans les hôtels (environ 3 500 F / nuitée / personne). Honnêtement et d'après mes amis aussi, nous avons réussi à obtenir un bon prix pour des touristes blancs. Je suis donc fier de ma négo. Le tout conclu, payé en partie, on part pour 2 heures de route en 4x4 vers Waza en compagnie de notre chauffeur, Amahdou. Arrivés sur place, un petit repas, une bière et le dodo. Pour le dodo, notre hôtel consistait en fait en un petit réseau de 7 petites huttes rondes. Un genre de mini village, avec toilette et douche. Petit village que nous partagions pour nos deux nuits avec 2 étudiants de Hollande (Tim, un Hollandais et Tania, une jolie Mexicaine). Ce sont deux biologistes en devenir qui étudiaient les lions au parc pour la durée de l'été. Et ce, avec plein de trucs électroniques, GPS et j'en passe. Moi je les appelais les deux chasseurs de Lions.

Jour 4, levé à 6h00, direction la grille d'entrée pour le Parc National de Waza, prêts pour 5-6 heures de ballade à travers les sentiers de cette savane africaine riche en paysages. Honnêtement, ça a été vraiment malade comme ballade, nous avons aperçu de nombreuses espèces d'animaux, mais cette fois c'est moi qui étais en « cage », dans la voiture… Ben on sortait de temps à autre pour les photos, mais la ballade c'était en 4x4. Le parc fait plus de 170 000 hectares si je ne me trompe pas. Au cours de notre parcours matinal, nous avons croisé des antilopes, des gazelles, et de nombreuses espèces d'oiseaux… des aigles, des petits oiseaux de toutes les couleurs, et une autruche au loin en fin de journée! On a aussi vu des cousins de « poumba » (Roi Lion), une famille de phacochères; c'est laid cette bête. On a aussi vu quelques girafes, certes un peu timides, mais tout de même bien grande et impressionnante. Et le summum, le paroxysme, le point culminant de cette journée, la découverte d'un mâle et d'une femelle lion, sous un arbre à se prélasser à l'ombre. Wow, le roi des animaux, à moins de 50 mètres de moi. Incroyable! Il est rare d'avoir cette chance de voir des lions… même nos chasseurs de lions n'en avaient pas vu depuis 2-3 jours. Mais en après-midi, leurs appareils « sophistiqués » nous auront tout de même conduits au repère de 2 autres lions, mais plus distants et cachés… on les devinaient seulement.

En retraversant le parc en fin d'avant-midi, nous avons croisé un autre véhicule de touristes qui avait eu une crevaison… alors nous avons ramassé leur roue de secours qui n'était pas en état pour aller la faire réparer en dehors du parc, pendant que nous prenions le déjeuner (ou dîner). En faisant route vers l'entrée du pars, nous avons aussi eu une crevaison, mais notre roue elle, était en ordre.

En après-midi, nous y sommes aussi retournés pour suivre en partie les deux étudiants et pour ensuite voir le coucher de soleil sur la savane…. Wow, quel paysage… trop malade. Mais avant de pouvoir admirer cela, il nous est arrivé une drôle d'aventure… nenon, pas d'attaques de lions enragés, mais plutôt une rencontre avec un citerne d'eau. Sur la petite route nous avons croisé ce citerne d'eau qui allait alimenter un petit étang pour abreuver les animaux mais en voulant passer à côté, notre véhicule a glissé et s'est coincé sur le citerne… vous verrez les photos. Bravo aux deux chauffeurs qui ont voulu faire les cow‑boys.

Donc ce coucher de soleil, un repas, une douche et le dodo suivirent. Fin de cette aventure à Waza.

Jour 5, vers 9h00 on décolle pour se diriger vers RhumSiki (Rhum, le nom original du village et Siki, le nom du premier habitant) en bordure de la frontière nigérienne. Le but de partir en début de matinée était en fait d'arriver à destination assez tôt pour y observer le coucher de soleil dans les vallées et sur les montagnes de la région. Voyez ce que ça a l'air sur la photo en en-tête de blog, joli, non!!! Donc, pour s'y rendre, le plus simple, mais pas le plus confortable, c'est de passer à travers les routes cahoteuses qui n'apparaissent surement pas sur Google Earth papa. Sur cette route nous avons rencontrés nombre de jeunes enfants nous demandant sans cesse… « Bouteilles vides, stylo Bic, bonbons, cadeaux, … ». Mais parfois, dans d'autres petits villages, si peu habitués d'y voir des touristes et encore moins des Blancs, rien… aucune demande, juste heureux de nous voir, étrangers, bêtes mythiques, albinos. À un moment, nous nous sommes arrêtés dans un marché local où les villageois y exposaient leurs produits, épices, pièces de forgerons et autres produits locaux pour les locaux. Mais nous sommes tout de même allé y faire un tour, avec un jeune garçon pris à l'arrache pour nous servir d'interprète auprès des plus vieux. Beignets, bière du mil et autres trucs nous avons goûtés et fait provision. Pour la demi-heure durant laquelle nous étions au marché, nous avons été le centre d'attraction de tous et fait étonnant, pas de jeunes qui essayaient de piller nos poches, le vol des touristes, c'est inconnu là. Et selon les dires d'Amahdou, nous étions de très bons visiteurs comparativement à d'autres de ces voyageurs qui se moquaient des gens. Nous, à la place, nous rigolions avec eux, prenions des photos avec les enfants en leur montrant le résultat, chose qu'ils ne connaissent évidemment pas, l'image instantanée. Après ces nombreux petits villages à travers collines et montagnes, ascensions parfois périlleuses à bord du 4x4, nous sommes finalement arrivés à Rhumsiki. Dès notre arrivée nous nous sommes accostés à un hôtel fort confortable et peu dispendieux. SIDA est rapidement venu à notre rencontre. C'est un contact local de notre agent de voyage, Jean-Luc. Ce surnom lui a été donné pour son implication dans les programmes luttant évidemment contre le mal du même nom. C'est lui qui pour nos 24 heures à Rhumsiki, nous a servi de guide. Un honnête type et très sympathique! Il nous a d'abord conduits dans un petit resto qui aura mis environ 30 minutes à nous servir un simple plat de pâtes. J'espère que tu fais mieux chez Pacini, Maxime. Après le repas nous sommes rapidement allés pour l'ascension d'une petite montagne pour la digestion et surtout pour y admirer le paysage au coucher du soleil. J'y ai d'ailleurs pris de nombreuses photos mais là, comble de malheur, au moment de redescendre, mon pieds a glissé et j'ai fait une petite chute qui m'a simplement éraflé la paume de la main gauche. Là n'est pas le problème, j'avais le « FirstAid Kit » avec moi, toujours pratique, mais ce kit n'a malheureusement pas pu sauver l'écran LCD de mon appareil photo. Donc me voilà, après moins de 3 semaines au Cameroun, avec une caméra qui ne peu plus être à 100% fiable. Et la garantie expire dans un mois, en Amérique du Nord, seulement. Donc j'ai deux options : la renvoyer au Canada par le prochain Québécois soit à la fin juin et la faire réparer et m'en acheter une autre ici OU je la fait réparer ici mais à je ne sais quel prix????  Que me conseillez-vous??? Y'a pire que ça dans la vie que je me dis. On verra quoi faire. Cette petite mésaventure met donc fin à cette longue journée. Douche, planification et bière en prévision du Jour 6.

Au menu, une ballade de 20km dans les vallées de Rhumsiki, mais avant d'aller plus loin, je vous cite ceci : « AVERTISSEMENT OFFICIEL  : Affaires étrangères et Commerce international Canada recommande d'éviter tout voyage dans la ou les région(s) indiquée(s) ci-dessous. (IDW5)
On recommande d'éviter tout voyage dans les régions frontalières proches de la République centrafricaine, au lac Tchad, dans les provinces orientales et dans la région récemment contestée de la péninsule Bakassi, le long de la frontière nigériane.[…] »

Nous sommes donc allés dans les vallées et bien sûr, nous avons franchi la frontière nigérienne sur quelques kilomètres. Ne vous affolez pas, seuls quelques villageois nous ont vu et pas d'attaques d'extrémistes ont gâchées notre ballade de 5 heures sous le soleil équatorial. Je crois qu'au cours de cette marche j'ai perdu près de 2 litres d'eau, mais rassurez-vous, j'en buvais autant. Bouteille à la main et quelques mangues en réserves, nous avons bravé cette chaude marche. À notre retour au village, nous nous sommes arrêtés à l'hôtel pour un instant de repos arrosé d'une bonne liqueur « Top » (marque très populaire ici). Ensuite, SIDA nous a conduits chez le sorcier du village… beau truc à touristes, mais il semblerait que les gens locaux se réfèrent à lui et orient certaines décisions selon ses dires. Toujours est-il que ce dernier prédit l'avenir à l'aide d'un crabe. Loufoque vous me direz, ça l'est, croyez-moi! Il a disposé des petits bâtons et des p'tits cailloux dans une marmite pleine de sable et avec un peu d'eau en surface. Ensuite il parle à son crabe et lui pose une question (notre question) et l'enferme dans cette marmite et à la réouverture, selon les dégâts qu'aura fait le crabe, il prédira! Donc pour la modique somme de 1 000 F, nous avons su que notre retour, à nous 5, se ferait bien jusqu'en Europe. Entre l'Europe et Montréal, on verra bien, pour moi, ça reste une surprise. Sachant maintenant notre avenir, cela a creusé notre appétit; au menu, du couscous avec des légumes, un met de la région du Nord, il semblerait. Très appétissant. Après le repas nous nous sommes dirigés en voiture sur la route de Maroua.

Quelque 2 heures plus nous sommes arrivés à Maroua et sitôt entrés dans la ville, tel des rapaces à l'affût de tout, notre agent de voyage et son équipe a rappliqué pour nous dire bonjour et avoir de nos nouvelles, mais surtout pour obtenir la balance du paiement (70 000 F). Et aussi, la deuxième chose la plus probable de cette visite si rapide, c'était pour savoir si nous avions vu les lions… La raison étant que si nous en voyions, on leur payait la bière. De vrais opportunistes. Ahahah ils la méritaient, nous en avons vu. Donc après une petite douche et quelques minutes de repos, nous nous sommes tous rencontrés sur une petite terrasse. Là, nous étions un dizaine à discuter, boire et rigoler… après tout on était tous d'environ le même âge… dans la vingtaine du moins. Après deux tournées, nous avions faim. Deux bières seulement… vous me direz!!! Ce n'est pas digne d'un universitaire!!! Ben, en fait, ici le format standard des bières c'est envioron 600mL, donc l'équivalent de 2 bières au Québec ou une « Saguenay ou Quille », c'est selon. Donc 4 bières, en ayant faim, cumulé à la fatigue et un estomac parfois peu endurant. C'était tout juste assez pour être bien. Mais le plus drôle dans tout ça, c'est qu'ici la bière coûte environ 450-500 F, donc si vous faites la conversion en CDN$, environ 1$ la bière de 600mL. Vous imaginez les beuveries potentielles au Québec si c'était à ce prix… Wow. Mais ici, on ne voit pas d'ivrognes, c'est beaucoup d'argent pour eux parfois. Ainsi, repas terminé… dodo!!!

Jour 7, étant relativement tous fatigués de notre trip nordique et avant de se lancer pour une journée et demie de transport ferroviaire et par bus, nous avons décidé de rester à Maroua une journée pour relaxer et aller visiter le marché. Un très grand marché plein de trucs, utiles et inutiles Mes amis en ont profité pour faire quelques provisions de souvenir, mais moi, pour ceux qui me connaissent je ne suis pas trop du type souvenir matériel. « J'ai pour mon dire » que ces petits bibelots et pendentifs et toiles bon marché finissent toujours par aboutir dans un tiroir poussiéreux ou dans le fond d'une garde-robe. Je préfère les écrits et les photos; voilà pourquoi je mets tant de temps et de description dans ce blog. Je le fais pour vous et pour moi, je sais que ça restera et les photos aussi. À moins bien sûr que vous n'ayez une commande spéciale à me faire, je rapporterai avec plaisir!!! J Ce fut donc une journée, comme prévu, bien relaxe. Et le soir venu, nous nous sommes rendus dans un petit resto de type « occidental » pour y manger une pizza. Wow. C'était loin d'être la meilleure que j'aie goûté. Mais le pire, ce sont les 75 minutes d'attente pour avoir 5 pizzas!!!! Trop long, beaucoup trop long. Mais bon.

Jour 8 et 9, levé à l'aube pour prendre le bus de 6h00 vers Ngaoundéré. 8 heures de bus puis on arrive. Maintenant il est environ 14-15h, le prochain train pour Yaoundé est prévu pour 18h20, avec un retard variant entre 1 et 2 heures. Plus précis que ça tu meurs. Mais bon, finalement nous sommes montés à bord et le train est parti vers les 20h15-30. Et cette fois, le train a filé sans trop d'arrêts, pas de déraillements de trains pour nous empêcher d'avancer. Nous sommes arrivés le lendemain vers 12h00, un voyage de près de 4 heures de moins que la dernière fois. Aussitôt arrivés à Yaoundé, nous avons filé vers le bus voyageur. Et le retour en bus fut long et pénible, 4 heures au lieu de 3. Nous avons fait quelques détours dans la ville de Douala pour y déposer quelques voyageurs avant d'arriver à destination. Mais le pire dans tout cette ballade de bus n'a pas été la longueur, mais la musique. Il y avait une petite télévision à l'avant et tout au long du trajet, on nous a projeté un genre de « musique plus » à la camerounaise. La musique n'était pas si mal, mais les clips, Oh Horreur!!! Vous avez, ceux que l'ont pouvait voir dans les années 80, transitions visuelles de base, clip de type « home made ». Bref, je voulais m'arracher le peu de cheveux qu'il me restait. De retour à la maison, j'étais exténué et il me fallait faire un peu de lessive.

 
Bon à l'heure qu'il est, nous sommes rendus à jeudi 7 juin, quelque 4 jours après mon retour du Nord. Et je compte bien continuer à me balader au Cameroun au long de mon séjour et profiter un max des journées de beau temps qu'il reste avant la saison des pluies. Ah, oui, et pour les photos, j'en ai évidemment de très nombreuses à vous montrer, mais ici la connexion internet est peu fiable et très lente, donc j'ajouterai au cours des prochains jours les « hi lights » du voyage en photos… vous n'avez qu'àa suivre le lien à droite.

lundi 4 juin 2007

2007/06/04 - Le transport au Cameroun

Ah, ah... Vous me croyiez mort, ben non!!!!

Je suis présentement en train de rédiger le récit de ma dernière semaine dans le Nord du Cameroun. Un voyage incroyable, vous le lirez. Et le verrez en photos à mesure que la connexion internet me le permettra. Entre temps je disais qu'il serait peut être bien de ne pas laisser mes lecteurs en peine alors aujourd'hui j'ai eu l'idées de vous parler d'un autre fait intéressant ici, au Cameroun... Le transport, les routes et ce qui entoure le tout. Petites anecdotes, différences avec le système montréalais et autres au menu de ce court "blogpost". Et en même temps cela me permet de vous dire qe je suis revenu sain et sauf de la savane africaine.

ANARCHIE... Voilà ce qui résume en gros le système de transport ici. Je vous jure c'est parfois dur de s'y retrouver et de comprendre... et attention à ne pas penser trop longtemps, vous vous ferez heurter ou "klaxonner". À la base, les voitures des particuliers n'ont pas tellement leur place dans les grands centres urbains tels que Douala. Les routes appartiennent davantage au taxis et motos-taxi, et bien sûr ces immenses camions remorques que nous connaissons tous. Donc les taxis sont le seul moyen de transport accessible à tous... pas d'autobus et de lignes prédéfinis avec des arrêts à chacun des coins de rues. Tu arrêtes un taxi et lui demande s'il va dans ta direction; si oui, un coup de klaxon et tu embarques, si non, ben il fout le camp. Tu dois donc savoir où tu vas, ne vas pas attendre un taxi qui se dirige vers l'ouest alors que tu cherches à aller dans l'est. Niaiseux et logique vous me direz, mais pour le touriste que je suis c'est pas toujours facile... y'a pas de noms de rues ici, tu fonctionne par points de repère dans les quartiers. Par exemple: "Entrée de la gare Bessenge, une place" me mènera vers le bureau du comité national. "Les trois monts, une place" me mènera chez Mylène, ma maison. Vous voyez le genre. Mais là je vous ai pas parler des prix. La façon dont cela fonctionne c'est qu'on calcule en nombre de taxis pour se rendre à destination. Un taxi c'es normalement 200FrancsCFA. Donc environ 50cents CDA. Mais pour une courte distance on peut proposer 100 francs, pour une plus longue 300... certains trajets, même si c'est juste un taxi de distance, les chauffeurs ne voudront pas les faire à 200... il faut négocier ou en attendre un autre. Donc au fond, cela fonctionne comme si c'était un autobus de la ville; un tarif fixe, des points de repères, es carrefours pour les transits (passage de 1 à 2 taxis), sauf que c'est presque du dépôt à la porte. Mais t'es pas seul... le chauffeur peut prendre des passagers en cours de course, en déposer... parfois on se retrouve 5à6 passagers dans une genre de petite corolla ou tercel manuelle, vous voyez le genre, c'est génial. Il y a par contre l'alternative des motos, un peu moins safe, certes, puisqu'on a pas de casque, mais ca fait la job et c'est bien amusant.
Ah, et au fait tous les véhicules sont dans un état généralement pitoyable, genre que ces véhicules n'auaient pas leur place sur le réseau routier québécois dans 90% des cas. En plus de toute la pollution qu'ils créent... la boucane, le bruit, les huiles et essences qui coulent, etc. et j'en passe. Autre fait intéressant, les indications routières, ben y'en a pas... ou si y'en a ben elles ne sont pas respectées; au plus fort l'emporte!!! Pis des chars, y'en a... ca roule et tu as besoin de savoir où tu vas, c'est pas n'importe qui qui peut s'improviser conducteur ici, moi je n'y arriverais pas.

Bon voilà pour la chronique du jour, je vous reviens très bientôt avec le résumé de mes aventures nordiques.

M@T.

vendredi 25 mai 2007

2007/05/25 - Au secours… On m’a scalpé!

Olé… Déjà plus de deux jours que je n’ai presque plus de poils sur la tête, c’est trop étrange; je ne peux plus twister mes doigts dans mes cheveux. Mais je ne le regrette pas, au contraire, je n’ai plus l’impression de porter une serviette humide à plus de 35 degrés en permanence sur ma tête, c’est un bien grand pas vers un potentiel confort. C’est amusant, il y a des gens qui m’avaient rencontré à mon arrivée et qui me connaissaient sous l’autre moi (ils trouvaient que je ressemblais à Jésus avec ma barbe et mes cheveux) et certains ne me reconnaissaient plus après… mais ici au contraire du Québec, les hommes aux cheveux courts, très courts sont considérés comme plus mignon… surtout les blancs.

Bon trêve de plaisanterie, tout va toujours pour le mieux ici, la santé aussi. Je vous avoue qu’il n’est pas toujours facile de s’adapter au rythme africain… si l’on peut parler de rythme. Disons que c’est relativement relaxe. Mais considérant la température si écrasante, je les comprends parfois. Par contre, la ponctualité c’est vraiment leur pire défaut. J’avoue ne pas toujours être à l’heure, mais quand même lorsque la norme est qu’il n’y a pas de norme, ben là! Il y a même une légende urbaine ici qui stipule que les Camerounais portent une montre à leur bras même si elle ne fonctionne pas. C’est fort, non??? Ça devient juste comme un bijoux. Mais à ce que mes compatriotes canadiennes et européennes, faudra s’y faire et apprendre parfois à tourner les pouces. Enfin.

Ces derniers jours j’ai commencé à m’initier à mon travail qui consistera finalement en travailler sur deux projets à la fois. L’un sera de supporter les activités du Programme ASK, une initiative d’AIESEC International. Cela consiste essentiellement en bâtir une structure permettant d’éduquer, faire de la prévention et supporter les personnes atteintes du VIH/SIDA. C’est un projet de grande envergure ici comme partout en Afrique, mais il leur faut parfois un peu d’aide externe pour supporter tous leurs efforts… Voilà que j’entre jeux. La deuxième partie de mon mandat consiste cette fois à supporter les activités d’une petite ONG (Organisme Non Gouvernental) qui œuvre à aider les « orphelins du SIDA ». Le nom de l’organisme est MERENSO et il leur manque encore beaucoup de structure, j’aurai donc beaucoup de travail. Ce sont donc deux mandats qui se recoupent en de nombreux aspects et aujourd’hui j’en ai eu la preuve. D’ailleurs Shinez et Simon vous auriez été fiers de moi, j’ai vraiment fait ma « pute » marketing. J’ai accompagné la responsable de l’ONG lors d’une petite tournée dans deux des organismes qui la supporte et alors qu’elle discutait et se plaignait de sa difficile situation, ben moi je ramassais des cartes d’affaires dans le but de les contacter pour le projet ASK. J’étais fier de moi. Mouaaha.

Point de vue hébergement, je suis toujours logé chez Mylène, d’AIESEC Douala. Je vis en colocation avec son frère ainé Roger et d’autres colocataires de plus petites tailles… Ahhhhh la joie des coquerelles. J Il semblerait qu’elles ne soient pas attirées vers les humains, mais la première fois qu’on s’est présenté, j’ai fait le saut; j’avoue. Mais on s’y fait, il suffit simplement de brasser un peu mon sac et mes affaires avant le dodo pour qu’elles fouttent le camp. À vrai dire je crois qu’il y en a qu’une, l’autre a fait connaissance avec mon soulier. On peut aussi parfois voir des petits lézards se promener sur les murs… Sympathique, non??? Encore là, je n’en ai vu un qu’une fois. Autrement il y en a des dizaines chaque jour qui croisent mon chemin dans la rue. Autre fait intéressant sur la vie à Douala, ben il y a des odeurs de toutes les classes qui nous entourent. Du poisson braisé à l’odeur des égouts en passant par celle des pots d’échappement des voitures et motos et celle de tous ces plats de la région (riz Sénégalais, bananes plantains, macaroni plantains, etc.) tous plus appétissants les uns que les autres. Et ces fruits…. Wow, goûteux, juteux et si peu chers. Vraiment tout un éventail de senteurs de la plus sympathique à la plus détestable. Point de vue sécurité, je reste le blanc, ou l’un des blancs du village alors il est souvent plus safe pour moi d’être accompagné le soir après 22h00.

Je commence à mieux m’orienter… à tous les niveaux : géographiques, négociation (parce que tout se négocie ici dans la rue), les prix en général (c pas parce que je suis blanc qu’ils m’auront… ah ça non!!! J), bref je m’y fait, et les gens du quartier commencent à me reconnaître… surtout les enfants, un simple tata de la main pour obtenir la même chose et un sourire en prime. J’ai toujours d’agréables discussions avec Guy, l’autre frère ainé de Mylène. Son autre frère, Eugène vient de partir en Asie, qq part pour une ouverture en football.

À part cela, ben ça fait une semaine que je suis ici et déjà les vacances… eh oui. Laurence, la stagiaire belge, m’a parlé d’un endroit au Nord, le parc Waza où semble-t-il l’on pourra y voir des paysages, et quelques bêtes sauvages. Je n’en connais pas trop encore, moi je suis la guide et j’en profite maintenant puisqu’après viendra la saison des pluies ici et le voyagement deviendra plus difficile. Et ce sera un belle opportunité pour moi de voyager dans le pays en compagnie de gens que je connais. Nous rejoignons deux ou trois stagiaires Buéa à Yaoundé. Et nous partirons ensuite en train vers le nord. Une aventure malaaaaaaade à ce qu’il paraît. Un peu dispendieuse, mais je crois qu’elle sera mémorable.

Je pars donc demain matin pour une semaine de brousse ou semi-brousse. Il va sans dire que je ne serai pas trop jasant sur le blog au cours de la semaine à venir (samedi à samedi) Mais à mon retour j’aurai sans doute des dizaines de choses à vous raconter alors attachez vot’ tuque et vos lunettes, ce 2 pages n’est rien. Ahahahaha. Vous connaissez mes habitudes de toute façon.

Enfin, je me plais bien ici… C’est très différent certes et je n’ai vraiment pas le confort de mon chez moi, mais je sens vraiment qu’après ces quatre mois d’exil en terre africaine, je serai quelqu’un de changé à vie. Chaque jour, ici, j’apprends de nouvelles choses, je rencontre de nouvelles personnes et je deviens de plus en plus autonome. Ces deux derniers jours ont été relativement plus frais, mais je ne saurais vous indiquer quelle température il fait, ce n’est pas très commun ici de suivre la température. À vrai dire il fait généralement chaud, très chaud et humide, parfois (à 3 ou 4 reprises depuis une semaine) nous avons droit à un peu de pluie par petites ondées de 10 à 15 minutes… rien de traumatisant à côté de la saison des pluies il semblerait.

Il est présentement 18h40, je traîne dans le bureau du comité national AIESEC non-loin de mon logis. C’est vraiment une belle gang. Et au fait merci à ma petite famille pour les nouvelles sur le blog… j’espère des nouvelles d’AIESEC Québec/Canada bientôt, de ma gang de l’ESG (AÉMA, du BACC, etc.), de mes autres amis qui trainent à Laval, Montréal, St-Basile, ou plus loin encore!!! Bref, j’adore avoir de vos nouvelles. Je vous adore tous. Et au fait, j’ai posté quelques photos déjà, allez y jeter un œil ;) Ah oui et aussi, l’internet ici fonctionne une fois sur deux, et je tombe souvent sur la fois qu’il ne marche pas, alors parfois cela pourra être long avant de donner des nouvelles.


M@T.

mercredi 23 mai 2007

2007/05/21 - Après un p'tit weekend d'adaptation!!

Aujourd’hui, lundi soir… Il fait toujours très chaud, je vous jure c’est dur de s’y adapter et le saut à la piscine ce n’est pas pour tout de suite. Mais bon, je suis en train de chercher des moyens pour m’aider à palier à cette chaleur. Eh bien, une idée m’est venue mais mesdames, lectrices, asseyez vous… La Bête perdra de son charme sans doute, mais ce ne sera que temporaire et si vous me permettez le jeu de mot; « Je perdrai du poil de la bête » mouahahah, au sens littéral. En effet je songe sérieusement à me faire tondre, cette touffe de cheveux frisés par cette humidité accablante commence à se faire de trop et en plus c’est dur d’entretien. Alors je foncerai quoique vous en pensiez… ;) Il le faut. Mais en quatre mois ils reviendront.

Ce matin je me suis réveillé très tôt, il faisait encore noir. Malgré tous les efforts de ce compagnon qu’est le ventilateur pour m’aider à contrer cette chaleur; je me suis éveillé tout en sueur ers les 5h30… heure plutôt inhabituelle pour moi j’en conviens mais faut dire que la veille j’avais fait une petite sieste de 2-3 heures vers les 17h.

Aujourd’hui à mon réveil j’ai pris le petit-déjeuner en compagnie de Guy, le frère ainé de Mylène, mon hôtesse pour mes premiers jours. Ensuite nous nous sommes dirigés sur la terrasse à l’avant au deuxième étage. En fait, Mylène, sa sœur et ses trois autres frères vivent ensemble sous le toit familial et ils louent le rez-de-chaussée à une autre famille. Cette demeure, c’est l’héritage de leurs parents. Je me sens ici très bien et tous sont vraiment géniaux avec moi, ils sont très accueillant. Revenons sur la terrasse maintenant avec Guy : Nous avons ensemble discuté pendant une bonne heure sur la vie en général et ses dires m’ont vraiment touché. Je ne suis ici, au Cameroun, au centre-ouest africain, que depuis environ quatre jours et déjà je commence à réaliser à quel point nous ne connaissons pas la réalité des gens ici. Je ne m’aventurerai pas en détail sur le sujet pour le moment parce qu’il me manque beaucoup d’information et d’expérience pour vous brosser un réel portrait. Toujours est-il qu’il me disait que depuis quelques années déjà il avait reçu la piqure du football (européen bien sur) et qu’il aspirait un jour à pouvoir en faire son gagne-pain mais le fait est que le foot n’est très bien rémunéré ici et que pour espérer en vivre il faut aller vers les autre pays en Europe ou en Asie. Mais pour cela, il faut recevoir une invitation d’une équipe étrangère… En attendant, il espère! Il voit les opportunités, il reste bien entraîné. Ce que je vous décris là c’est une réalité qui se répand et pas nécessairement à des sportifs… les étudiants ici peuvent faire de belles études mais à leur sortie ils font face à un taux de placement très faible; le taux de chômage est très élevé et je ne vous apprendrai rien en vous disant que la population est en majeure partie pauvre. Et donc, par manque de financement, de fonds, ils ne peuvent se déplacer ailleurs dans le monde pour espérer aller travailler et y gagner sa vie. Enfin il se peut que je parle avec certains biais, je m’en excuse; je ne parle qu’avec un regard assez restreint encore.

Du reste, bien aujourd’hui j’ai passé une bonne partie de l’après-midi au bureau national d’AIESEC Cameroun avec mes collègues. J’en ai profité pour surfer un peu sur internet. Et en passant, BONNE NOUVELLE, ben j’ai officiellement terminé mon BACC, 90 crédits accumulés en Administration après 4 années. Enfin mission accomplie!!! J’ai même réussi mon cours de finance, je n’en reviens toujours pas!!!! Ahahaha

Quelques petits points en terminant :
  1. Je publierai sans doute quelques photos sur mon espace MSN (voir le lien à droite), ça c’est pour ceux qui lisent encore avec les images… ahahah Un p’tit clin d’œil à toi Isa… lol :P
  2. Il est possible de communiquer avec moi par Skype. (ze_bete) Il y a parfois des petits lags, mais c’est possible de tenir une discussion… En tk, Turquie-Cameroun, ça marche. Hajar est toujours en super forme… Si vous voulez discuter live avec moi, faites moi signe et on prendra un RDV Skype!!!
  3. Maman, n’aie pas peur je prends régulièrement mes médicaments; le truc contre la malaria aussi. ;)
  4. Et pour le moment je suis toujours en santé, pas encore de trouble d’estomac, je bois près de 2 litres d’eau par jour; je n’ai pas le choix; toute cette sueur!!!
Bon c’est assez pour aujourd’hui. C’est à votre tour de parler, euh d’écrire!!! Vous savez le petit lien ici en bas où c’est marqué « commentaires » c’est pour vous… Donnez-moi de vos nouvelles.
Ciao.

M@t.

p.s. Tout dépendant de mon accessibilité à internet il se peut que mes blogposts apparaissent avec quelques heures de retard puisque je les écris de mon portable qui n’est pas toujours près d’internet.

lundi 21 mai 2007

2007/05/18 - FeedBack de Départ, avant mon arrivée!!!

English version below....

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Bonjour à tous… voilà c’est fait, je suis bel et bien parti, mais au moment où je vous écris je ne suis pas encore arrivé, je suis en fait à un peu plu de 3000 km de Zurich, au beau milieu de l’Atlantique à 37 000 pieds dans les airs… Ça a peut être l’air un peu « geek » de sortir le laptop dans l’avion, mais bon je tenais à partager un peu avec vous avant d’arriver à destination et d’avoir mon premier choc culturel.

Je me remets tranquillement de cette super soirée que vous m’avez offerte hier soir au El-Zazziummm à Montréal, ces accolades masculines à mes chums de gars et ces bisous (ou frenchs pour d’autre) à vous toutes mes nombreuses maîtresses… mouahahahah… ben oui je fais ma « Bête » même à cette altitude en travers de quelques secousses. J’avoue que hier vous m’avez fait le plus grand bien, ces sourires, ces blagues, ces trois gloutons qui ont avalé le « Monstre » pour un simple t-shirt et ces dernières discussions, ces avertissements de toutes sortes avant de m’envoler pour des terres africaines. - Olé !!! Ca brasse tout d’un coup dans l’avion!!! - Je viens de terminer la lecture de cette super carte que vous m’avez offerte hier au souper, je dois dire que vos petits mots me touchent sincèrement, toute cette amitié qui dégage de ce simple bout de carton, c’est fort.

Malgré tous mes préparatifs, la formation reçue, les lectures et partage d’informations, j’ai tout de même l’impression de m’envoler vers l’inconnu mais cela ne me fait pas peur, car c’est ça que je voulais, je vous l’ai d’ailleurs dit… « ce que je veux cet été, c’est littéralement frapper un mur, vivre un vrai choc culturel. » Le Cameroun, pourquoi pas? Du travail, de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, un nouveau climat, bref tout sera différent et c’est ça qui est bien et qui m’enchante.

J’ai donc trois objectifs principaux :

  1. Vivre un choc culturel
  2. Faire la différence et apporter de l’aide de m on mieux dans le programme GENESIS en partenariat avec l’ACDI… J’élaborerai davantage sur ce projet dans les prochains jours.
  3. Pour toi Eliane… Je veux apprendre à me déhancher, à danser et même t’en apprendre à mon retour, c’est une promesse.

Il y a déjà près de cinq heures je traversais ces grandes portes givrées à l’aéroport de Montréal en direction de la porte d’embarquement 60 en partance pour Zurich. Je venais tout juste de vivre une fois de plus cet étrange passage, cet au revoir, cette accolade à papa et je serrais ensuite maman dans mes bras juste avant d’apercevoir au coin de son œil couler une petite larme… ou deux, je ne sais plus. Mais cette année, une troisième personne est venue me dire au revoir… Shinez! Dernière AIESECer montréalaise que je verrai avant un moment; MERCI sincèrement j’ai grandement apprécié ta présence à mes côtés, même si cela n’a duré que dix minutes à peine en travers de la file d’attente vers le contrôle de sécurité pour les passagers. Bon voilà, après avoir bin expliqué mes dernières 24 heures à Montréal, je suis ici toujours au dessus de l’Atlantique… Je vais conclure cette première chronique officielle de mon blog « MatCameroun2007 » en citant en partie notre « chair » au NLDC d’AIESEC Canada à Toronto la semaine dernière :

Je m’appelle Mathieu Grenier,

J’ai 23 ans,

Je suis AIESECer,

et Je m’apprête à vivre une expérience incroyable au Cameroun.

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Hi everyone, here I am, in the plane at a 37 000 feets altitude over the Atlantic. I’m flying to Cameroun via Zurich, Switzerland to live an incredible experience through AIESEC network for the next four months. For the next weeks, I’ll try my best to post on my blog in both French and English but for sure I’ll be more expressive in French, it’s my first language after all. So if I had one thing to tell you just before: “Learn French, sti!” ;-) I’m kidding! But there’s always a little bit of true in everything… ahaha.

So, if I make a small recap on my last 24 hours, I had such a great time with all my friends, my family and everyone I love! Yesterday night at El-Zazziummm, it was awesome, all of you were there for me; I appreciated it so much to get all of your friendship around me… few discussions, small kisses or even “frenchs”, advices, speeches and a great meal were at the menu yesterday with all of you.

I won’t forget it for a long time that evening with full emotions. I just finished to read the card you wrote me here in the plane and I was so close to cry while I read it. (but I’m a man, I can’t cry!!!)

Even after a good introduction to cultural shock, discussions with Cameroonians or with friends who already went in Africa, even after that I still have the impression to going in a kind of unknown place. But it’s OK ‘cause that’s one of my goals, I want to live a real culture shock I want to hit a wall – I don’t know if it’s also an expression in English but I don’t care.

Talking about my goals, I have actually 3 goals for this new adventure:

  1. Cultural shock
  2. Want to make a difference in GENESIS, the HIV/AIDS program in Cameroun in partnership with CIDA. I will elaborate on this more in the next days…
  3. Just for you Eliane – I want to learn to move, to dance and learn lessons when I’ll be back in Montreal, I promise you!!!

So about more than five hours ago, I was going throw those big tinted doors at Montreal Airport going to door 60 in direction to Zurich. And few minutes before that, I was doing my bye bye ritual with my parents, hugging my father and taking my mother in my arms until she left to fall one or two tears. But this time it was different, Shinez was there also to telling me a last babye. Thank you!

So that is it, I’m here in my plane, over the Atlantic in in direction of Cameroon via Zurich. To close this first official post on my blog, I will use couple sentences of our “chair” at the AIESEC Canada NLDC last week in Toronto…

My name is Mathieu Grenier,

I’m 23 years old,

I’m an AIESECer,

and I will live an unforgettable experience in Cameroon this summer.

dimanche 20 mai 2007

2007/05/20 - Bon, enfin il se décide à donner des nouvelles!

Salut tout le monde,
Et moi qui croyait que ce serait simple de trouver internet ici au Cameroun...

Rassurez-vous, tous, je suis arrivé ici à Douala (Cameroun) en un seul morceau. Il y avait même 3 personnes à mon arrivée qui m'atendaient à l'aéroport. Ce petit mot que je vous écris là, c'est en fait le deuxième... mais le premier je n'ai pas encore pu le publier sur internet, il est toujours sur mon portable qui n'a pas encore trouvé de quoi se brancher... Je le publierai dès que possible; il parlait en gros de mon feedback avant départ alors que j'étais dans l'avion entre Montréal et Zurich. Vous verrez!

Wow, je vous jure, le Cameroun ce n'est pas Montréal... C'est complètement différent, aucun point en commun! Alors là aucun! Lorsque je suis arrivé à l'aéroport c'était la folie. Je suis débarqué de l'avion et je me suis soudin senti complètement écrasé par cette chaleur et cette humidité... Vous savez lorsqu'on se plaint de nos petites canicules de 3 jours à peine à Montréal, ben ici c'est pire et c'est tous les jours pareil. Je sue comme un cochon et je ne fais rien.
L'aéroport, d'abord un petit conseil aux prochains arrivants: Ne faites pas confiance aux baggagistes; tout ce qu'ils veulent c'est de l'argent en bout de compte. Ils font les beaux pendant l'attente des baggages et après ils s'accrochent à toi pour obtenir quelques sous. Heureusement que mes amis AIESECers étaient là pour me sortir de là; honnêtement je me sentais complètement perdu. Ensuite le taxi.... wahhhhhh Ils conduisent comme des malades, je croyais ne pas me rendre en un seul morceau... on passait à 2 cm des passants. Enfin, il nous a conduit directement au lieu de la conférence nationale d'AIESEC Cameroun. La même chose que le NLDC au Canada. (National Leadership Development Conference) Bref on a parlé leadership, gestion du temps et du talent pendant 3 jours.

Premier soir, la fatigue, la chaleur, mais j'ai quand même fait la fête un peu avec mes nouveaux amis.
Deuxième jour, je me lève tard, en sueur. Et durant la jopurnée, j'étais souvent assis sur les côtés, épuisé du décalage horaire à essayer de relaxer un peu. Et au soir, j'ai officiellement goûté à ce qu'est l'heure africaine... on a mangé à 23h30... j'étais affamé et mes collègues Canadiens et Belges l'étaient aussi... ça a pris du temps avant que tout le monde se prépare. Et j'ai terminé la soirée autour d'une bonne bière avec Emmanuelle (AIESEC Laval) qui m'a briefé un peu et m'a donné quelques hints. Il y a aussi Laurence de Belgique qui me donne beaucoup de conseils. Elles repartent toutes les deux dans un mois. Il y a aussi un autre stagiaire, Benjamin, des USA qui est arrivé quelques jours avant moi et qui essaie de survivre de son premier épisode de maladie...
Pour ma part je suis encore OK, point de vue santé, mais il semblerait que ce soit après les 4 ou 5 premiers jours que tout change... je dois donc m'y attendre. Je mange très bien ici, je n'ai pas à me plaindre. Poisson, légumes et autres trucs (dont je ne connais pas encore les noms) sont au menu.

En tout cas, lorsque vous entendrez parler de choc culturel, ben c'est vrai... pour moi petit Canadien Français (ou "Le Blanc" pour les locaux), il me faudra encore un peu de temps pour bien m'habituer à mon nouveau chez moi.

Point de vue logement, je n'ai rien encore de stable. Les 2 premières nuits ont été faites à l'hotel durant la conférence et ce soir je suis chez Mylène, une AIESECer de Douala. J'y serai normalement jusqu'à mercredi à peu près. D'ici là je vais devoir aller activer mon téléphone, passer à l'embassade pour des trucs légaux, faire du trading de monnaie. Eh non, ce n'est pas le dollar ici. Le Franc cfa est la devise locale. Et ce mercredi, je rencontre normalement l'ONG (organisme non-gouvernemental) pour lequel je travaillerai et qui me fourniront le logement. Évidememnt mon mandat sera axé sur le programme ASK... SIDA.

Du reste, ben il fait chaud... je rêve de plonger dans ma piscine... moi qui n'est pourtant pas celui que se baigne tout le temps.

Bon je dois y aller, il est près de minuit et faut pas trainer trop dans les rues ici la nuit alors je vous laisse et je publierai mon feedback de départ bientôt et je donnerai d'autres noubvelles dans les prochains jours.

Je vous adore tous...

M@T.

lundi 26 février 2007

Super nouvelle, je pars cet été!!!

Trop malade !!!! Depuis septembre dernier j'annonce à tous mes amis et ma famille que cet été j'allais partir.... je ne savais pas où, mais je savais que je partirais. Sur mon autre blog, celui qui vous a tant passionné l'été dernier lors de mon voyage en Europe, je mentionnais à quel point j'avais "pogné" la piqûre du voyage. Depuis mon retour je ne pensais qu'à une chose, repartir à tout prix!

Je ne savais pourtant pas que cette volonté allait me mener au Cameroun cet été. Wow, l'Afrique.

Ouais, je m'en vais tripper pendant quatre mois, mais cette fois, pas en touriste. Je m'en vais travailler, entouré de plusieurs autres AIESECers, tout aussi trippeux que moi.

Bon, avant tout, je dois faire une pause pour les non-initiés....

AIESEC, de kc que c'est ça?????



AIESEC c'est la plus grosse organisation étudiante internationnale qui favorise le développement du leadership chez près de 20000 étudiants à travers le monde en leur permettant de s'accomplir à travers des opportunités de stages à l'étranger. C'est pas une agence de voyage.... c'est pas mal plus sérieux. Des opportunités de stages en Management, TI et Génie, Éducation et Aide humanitaire... et enfin le CEED (
Cultural Envoy for Exchange Development), c'est le stage que je ferai cet été. Les 4 premiers sont généralement des stages en entreprises ou des organismes à l'étranger qui accueillent le stagiaire pour quelques mois... et dans mon cas, il s'agit de travailler pour un autre local AIESEC que celui de l'UQAM et partager mes connaissances et en développer d'autres avec les gens locaux. Donc grosso-modo, il s'agira pour moi de faire ce qui me passionne depuis plus d'un an ici à Montréal, mais cette fois, au Cameroun... mais en plus, il y aura un certain volet humanitaire en ce sens que je concentrerai mes efforts sur des projets pour contraindre le VIH/SIDA.
L'idée de base d'AIESEC c'est que chaque local (ou Université) travaille à recruter des organismes/entreprises qui accueilleront des stagiaires (triés sur le volet... j'en suis la preuve.... hihihihi) localement et par un genre de système de réciprocité, ben cela nous permet d'en envoyer à notre tour. Donc résultat, plus de 5000 opportunités de stages par année!!!!! Voilà un pitch qui résume assez bien l'@.

Pour le moment je n'ai pas tous les détails concernant tous les aboutissements, enjeux et objectifs de mon stage, cela se spécifiera au cours des prochaines semaines à travers correspondances camerounaises et séances de préparation au "choc culturel" qui m'amènera dans un mois à Toronto avec 14 autres collègues canadiens qui partiront aussi à travers le monde pour un CEED. Brésil, Chine, Équateur, Jordanie, Togo, Ghana, Inde, etc....

Bref, que d'aventures m'attendent d'ici à mon départ vers la mi-mai.

Bon c'est tout pour ce soir... on se revoit bientôt, revenez me voir et aller voir mes anciennes péripéties en Europe en 2006 à www.euromat2006.blogspot.com .

See ya!