lundi 18 juin 2007

Ahhhh, la plage!

D’abord bonjour, déjà une semaine sans donner de nouvelles – que se passe-t-il??? Où est-il???

J’étais simplement parti me prélasser au bord de la plage non loin de Douala; en fait à environ deux heures de voiture se trouve une bien belle petite ville du nom de Kribi où l’on peut trouver une plage chaude et propre et peu salée. En effet jeudi et vendredi dernier, Emmanuelle, Laurence, Benjamin et moi sommes partis sur la route à bord d’un autre de ces « bus sardine ». Nous voulions profiter ensemble, stagiaires de DLA, d’un peu de chaleur au bord de cette plage. Les deux filles en étaient à leur seconde expérience. Arrivés en ville, nous avons fait les courses pour nous procurer le nécessaire pour subsister jusqu’au coucher du soleil. Ensuite le taxi nous a mené à cet hôtel du nom de « La croisière bleue » qui nous accueilli à un prix d’ami de 7 500 F la nuitée par tête et sans plus attendre nous avons préparé et avalé quelques sandwiches pour ensuite aller digérer le tout de l’autre côté de la rue, à environ cent mètres de notre chambre, sur la plage. Wow! Trop géééééééénial! Les vagues, l’eau chaude, trop bien! Moi qui pourtant est généralement difficile baigneur et qui n’ose pas s’aventurer dans autre chose que sa piscine dans laquelle tu vois le fond, eh bien là je n’ai pas hésité une seconde, j’ai plongé. Les vagues sont tellement hautes, je vous jure elles me surpassaient parfois. Pas assez haute pour un surfer professionnel, mais pour un débutant ça aurait pu être amusant. Au repas du soir, notre chef nous offrait au choix… Crevettes camerounaises, poulet ou poisson. J’ai penché pour les crevettes et j’en fus ravi. Délectables! Après ce goûteux et coûteux repas, c’était l’heure de boire…. Mais dans les hôtels, la bière coûte deux fois le prix et comme nous avions amené que très peu de fric, ben nous nous sommes contentés des « vins » en cartons que nous avons trouvés au marché. Beurk! Mais nous somme étudiants, nous avons l’habitude des mauvais vins… nous avons ensuite terminé la soirée au bord de la plage à tenter d’allumer un feu… lourde tâche! Nous n’étions pas saouls, mais juste réchauffés, disons que ça n’a pas aidé. Voyant l’heure tardive et nos aptitudes diminuer, nous avons laisser tomber le bain de minuit et sommes allés directement au lit.

Le lendemain matin, euh fin de la matinée vue l’heure tardive du réveil… C’était la visite des « pigmés ». D’abord la pirogue pour une petite demi-heure et ensuite, arrivés à leur village, quelque dix à quinze minutes de questions et de bla bla avant de repartir. Honnêtement, j’ai été horriblement déçu, ça a été une véritable attrape-touriste. Ils sont certes un peu plus petit de taille, mais ils étaient habillés de vêtements qui étaient à la mode il y a moins de cinq ans, alors je n’ai pas trouvé cela très dépaysant. Enfin bon! La pirogue c’était bien. Plus tard, alors que les filles devaient rentrer plus tôt, Benjamin et moi avons marché sur la plage jusqu’à cette chute et nous nous sommes garés devant le kiosque à souvenir où nous avons négocié un très bon prix pour un masque et une lampe à l’huile. Vous verrez leque j’ai conservé. Ensuite le retour sur DLA et pour le reste du weekend, faudra encore attendre demain… Je suis fatigué et dois aller dormir.

À suivre…

 

M@T

lundi 11 juin 2007

What is AIESEC ?


Someday…

I’ll travel for far-off countries,

Have friends on every corner of the globe,

Manage global corporate accounts,

Meet business, social and political leaders of the world,

Change people’s life, and be satisfied that

I am finally making a difference.

Why wait?

Weekend relax !!!

Depuis une semaine, eh bien j'ai commencé à activer un peu le programme ASK (qui lutte contre le SIDA) avec les gens d'AIESEC Douala; nous avons eu quelques rencontres déjà pour que je m'intègre bien à la structure. Maintenant il me faut concentrer mes efforts dans la recherche de partenaires de toutes sortes. Financiers, experts en santé, orateurs, preneurs de stagiaires... bref tous partenaires susceptibles d'apporter davantage au programme. Mais c'est pas facile... ici le rythme de travail est tellement au ralenti parfois, les délais de traitement sont longs... je discutais hier avec Emmanuelle (stagiaire d'AIESEC Laval) et elle me disait qu'une bonne journée se résumait parfais en avoir un entretien/RDV. J'en ai d'ailleurs fait l'expérience vendredi dernier. Je suis allé en matinée faire un "marketing call" (rencontre d'une entreprise pour un stage potentiel) et ensuite je suis allé rencontrer un fonctionnaire du ministère de la santé pour prendre un document. Sur ce document servant à faire reconnaître "ASK" il est indiqué que le processus de traitement de la demande devrait prendre environ 1 mois suite au dépôt; lorsque je suis entré dans le bureau dudit fonctionnaire, il jouait au "solitaire" sur son ordinateur!!!! Alors c'est confirmé, la fonction publique c'est partout pareil... je l'ai pris sur le fait!!! Ahahahah Pour ce qui est de l'ONG pour laquelle je devais travailler, eh bien tout cela est sur stand by pour le moment, il y a un peu d'incertitudes. Elle manque tellement de structure qu'il semble peu probable que j'y trouve officiellement ma place au sein de son équipe... Nous avons un autre entretien avec elle cette semaine pour voir certains détails. D'un autre côté, il y a ce monsieur d'une entreprise que l'on a visité vendredi qui semble fort intéressé à mes services, quelques jours par semaine. Donc, d'ici les prochains jours, le tout devrait se stabiliser. Autrement, ici je vais aussi aider à la transition de la nouvelle équipe nationale d'AIESEC Cameroun pour l'année 2007-08.
À part cela, point de vue adaptation générale, mon intégration va bon train... mis à part cette semaine mouvementée au niveau de l'estomac tout va bien. C'est normal, les premières semaines pour les stagiaires sont toujours mouvementées à ce niveau. Mais ça s'endure.
D'ici les prochaines semaines, je vais beaucoup voyager à l'aéroport... plusieurs départs et arrivées sont prévues... alors en tant que stagiaire dans un local AIESEC (CEEDer) je servirai de guide pour les nouveaux stagiaires. Pour les départs, ben il s'agira de dire au revoir à tous ceux qui m'accueilli.
Pour le weekend dernier, j'ai pour la première fois expérimenté les clubs camerounais. Samedi soir, nous sommes sortis en boîte pour danser et boire un peu. Rien de trop exagéré, ma fatigue générale ne m'a pas permis trop de largesses.
Et hier, deux AIESECers de Douala, Sidonie et Ferdinand, nous ont accueillis, les stagiaires, dans leur superbe demeure. Nous avons vraiment été accueillis en rois. Un super festin offert par la famille ainsi que quelques pizzas maison étaient au menu. Vraiment nous avons eu droit à un agréable après-midi. Leur famille a été super accueillante.
Donc voilà pour l'éditorial du jour. Je n'ai pas de nouvelles photos ni de nouvelles sensationnelles pour vous.
Je vous cède maintenant l'antenne... à vous de me donner de vos nouvelles, j'adore aussi vous lire...

M@T.

vendredi 8 juin 2007

Anniversaires !!!

Bonne Fête à:

  • Mon p'tit frère Maxime... 17 ans et qui gradue d'ici la fin du mois.... WOW!
  • Mon oncle Pierre... Je ne compte plus les années... ahaha!
  • Katline, ma meilleure partner de bière à l'AIESEC ESG-UQAM, en fait la seule qui supporte vraiment l'alcool (parmi les filles) !!!!
  • Et un anniversaire que j'ai oublié de souligner le 5 juin dernier... Audrey, ma p'tite voisine d'en face!!!!

Donc à vous quatre du 5 ou 8 juin, JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Du Cameroun je lève mon verre à votre santé !!!!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 7 juin 2007

Voyage au Nord

Bon voilà enfin je vous arrive avec ce récit tant attendu. Je vous délivre enfin mes mémoires sur cette semaine à l'Extrême-Nord du Cameroun. Après seulement une semaine de travail… eh oui, je me paie déjà le luxe de partir une semaine en vacances. La réalité est en fait que je tiens à profiter au maximum des attractions camerounaises avant que la saison des pluies ne nous assaille. En effet il paraît qu'entre juillet et septembre cela ne sera pas très agréable ici. Bon, suffit de me justifier… Je voulais voyager, je l'ai fait et vous en serez jaloux!

Le tout se débute au Jour 1, samedi dernier, le 26 mai. À vrai dire, c'est une journée moche, du transport seulement au menu. Douala – Yaoundé en bus; 3h30 assis en sardines dans un bus étonnamment confortable contrairement à d'autres bus que j'aurai emprunté dans ce voyage. Alors là, fait intéressant, le « vendeur de remèdes »; vous savez celui que l'on rencontre parfois dans les aventures de Lucky Luke, le charlatan itinérant avec sa charrette à vendre des lotions miracles pour tous les maux… ben c'était pareil, mais pas au far-west. Ce charlatan du XXIe siècle, debout à l'avant de l'autobus pour la première demi-heure à nous vanter les nombreux avantages du « Panax Africain », un remède miracle pouvant guérir toute sorte de maux, dysfonctions, maladies, etc. Vous verrez le détail de ses bienfaits sur le feuillet dans l'album photo. Vraiment, une amusante expérience que de le voir nous entretenir tout ce temps.

Arrivés à Douala, Laurence et moi devions attendre nos trois amis stagiaires de Buea qui arrivaient à Yaoundé quelque 2 heures plus tard. Ensuite, nous devions prendre le train de 18h10 pour Ngaoundere, une ballade qui ne dure jamais le même temps. Il nous aura fallu 20 heures pour arriver à destination. La raison de cette longueur est que le train marchandise faisant le chemin inverse avait déraillé la nuit précédente… Wow, un déraillement me direz-vous???  Ben ici, pour les marchandises, c'est quasi fait commun. On voit même parfois sur la route de vieux wagons abandonnés, rouillés en bordure de la ram de train, en plus des 2 ou 3 wagons plus récents… Alors tout au long de la nuit, bien blottis dans notre couchette, il nous fallait endurer les stop&go du train s'arrêtant et repartant à chaque gare et en les gares souvent.

Tout cela nous amène donc au Jour 2, eh bien puisqu'il est près de 15h00 à notre sortie de gare à Ngaoundere, nous avons décidé de camper sur place pour la nuit. Nous tentons de chercher un hôtel, pas trop cher et accommodant, puisque nous sommes vraiment épuisés de ces 20+ heures de transport. Premier essai, pas d'eau courante et pas de courant et pas de possibilité de négocier le prix alors nous rebroussons chemin à la recherche de mieux. Nous trouvons donc, un peu plus loin, un logis fort bien. Une bonne douche pour tous et hop, au resto. Ensuite une bonne bière-terrasse puis une bonne nuit de sommeil avant une autre journée. Rappelons que le but ultime de notre voyage n'est pas d'utiliser le plus de moyens de transports possible et le plus longtemps possible… c'est en fait d'aller au Parc de Waza au Nord, afin d'y apercevoir paysages et animaux. Donc pour cela il nous faut de l'information, un guide, un chauffeur, … Au jour 2, nous ne sommes pas chanceux, nous n'obtenons qu'une réservation du responsable de l'hôtel pour l'autobus vers Maroua le lendemain matin à 6h30. Wow, c'est tôt ça, pour le gars peu matinal que je suis…

Jour 3, on s'embarque à bord d'un gros bus de « Touristique Express » pour 8 heures de route, l'horreur!!! Ce n'est pas les autobus du type très luxueux… c'est une semi-catégorie au dessus du bus jaune, un peu moins bon que les « Coach » bien connus au Canada. Vous imaginez… On est entassés, il fait chaud et les gens dans le bus se font un malin plaisir à bien conserver presque toutes les fenêtres fermées. Putain il faisait chaud ! Quatre heures plus tard nous faisions une halte à Garoua avant de poursuivre. Fait intéressant, [je sais j'utilise souvent ce « fait intéressant », mais bon!] les gendarmes font souvent des vérifications d'identités à bord des autobus voyageurs, je ne sais pas pourquoi, mais nous avons été la cible première, nous ne sommes pas si différent pourtant… ahahaha  En fait, l'on doit toujours avoir son passeport (ou une photocopie officielle) sur soi, sinon, ben il faut payer, ici c'est corrompu un peu!!! Enfin, après avoir vérifié 4 de nos 5 identités ils ont laissé tomber le 5e voyant qu'il n'y avait pas d'argent à faire avec nous. Une folle aventure donc, de 8 heures, à travers les montagnes et routes parsemées de dos-d'âne nous forçant à ralentir pour les ponts et villages. Rendu, finalement, à Maroua, là c'est la dernière étape avant Waza et là il nous fallait un chauffeur, un guide et un itinéraire. C'est là que le fun a commencé. Il faut tout négocier, toujours, tout le temps. D'abord, en arrivant au terminus on se fait harceler par les porteurs, les chauffeurs de taxis, et les « agents de voyage ». Faut en éliminer quelques-uns et savoir où on va. De un, on avait horriblement faim et après avoir pris quelques contacts et prix on a traversé au resto d'en face. Et à peine assis au resto, le gars venait nous revoir en nous proposant une autre diminution de prix. Finalement il nous montre le véhicule et on lui dit qu'on va y penser… Mais là il nous fallait vraiment déterminer ce que l'on voulait faire comme trip et surtout déterminer un prix cible à payer pour cela suivant nos informations. Notre objectif était de payer environ 35 000 Fcfa pour nos quatre jours de ballade vers Waza et le retour vers Maroua. Mais là il fallait déterminer une autre chose, le négociateur en chef… sur 5, nous étions 2 à parler français et Laurence ne se sentait pas trop d'attaque… alors je m'en suis occupé… Alors j'ai ramassé tout mon savoir de négo et j'ai préparé le plan de match…ahahah Ensuite on a fait revenir le gars et il a commencé par nous tracer un itinéraire fort intéressant que nous avons tous accepté (vous le découvrirez à travers les prochaines lignes…). Maintenant le prix, la partie drôle. Je vous épargne toute la procédure, mais au total, voiture, essence, chauffeur, droits d'entrée/guide pour Waza nous auront coûtés 40 000 tout rond, il nous restait à payer les nuitées dans les hôtels (environ 3 500 F / nuitée / personne). Honnêtement et d'après mes amis aussi, nous avons réussi à obtenir un bon prix pour des touristes blancs. Je suis donc fier de ma négo. Le tout conclu, payé en partie, on part pour 2 heures de route en 4x4 vers Waza en compagnie de notre chauffeur, Amahdou. Arrivés sur place, un petit repas, une bière et le dodo. Pour le dodo, notre hôtel consistait en fait en un petit réseau de 7 petites huttes rondes. Un genre de mini village, avec toilette et douche. Petit village que nous partagions pour nos deux nuits avec 2 étudiants de Hollande (Tim, un Hollandais et Tania, une jolie Mexicaine). Ce sont deux biologistes en devenir qui étudiaient les lions au parc pour la durée de l'été. Et ce, avec plein de trucs électroniques, GPS et j'en passe. Moi je les appelais les deux chasseurs de Lions.

Jour 4, levé à 6h00, direction la grille d'entrée pour le Parc National de Waza, prêts pour 5-6 heures de ballade à travers les sentiers de cette savane africaine riche en paysages. Honnêtement, ça a été vraiment malade comme ballade, nous avons aperçu de nombreuses espèces d'animaux, mais cette fois c'est moi qui étais en « cage », dans la voiture… Ben on sortait de temps à autre pour les photos, mais la ballade c'était en 4x4. Le parc fait plus de 170 000 hectares si je ne me trompe pas. Au cours de notre parcours matinal, nous avons croisé des antilopes, des gazelles, et de nombreuses espèces d'oiseaux… des aigles, des petits oiseaux de toutes les couleurs, et une autruche au loin en fin de journée! On a aussi vu des cousins de « poumba » (Roi Lion), une famille de phacochères; c'est laid cette bête. On a aussi vu quelques girafes, certes un peu timides, mais tout de même bien grande et impressionnante. Et le summum, le paroxysme, le point culminant de cette journée, la découverte d'un mâle et d'une femelle lion, sous un arbre à se prélasser à l'ombre. Wow, le roi des animaux, à moins de 50 mètres de moi. Incroyable! Il est rare d'avoir cette chance de voir des lions… même nos chasseurs de lions n'en avaient pas vu depuis 2-3 jours. Mais en après-midi, leurs appareils « sophistiqués » nous auront tout de même conduits au repère de 2 autres lions, mais plus distants et cachés… on les devinaient seulement.

En retraversant le parc en fin d'avant-midi, nous avons croisé un autre véhicule de touristes qui avait eu une crevaison… alors nous avons ramassé leur roue de secours qui n'était pas en état pour aller la faire réparer en dehors du parc, pendant que nous prenions le déjeuner (ou dîner). En faisant route vers l'entrée du pars, nous avons aussi eu une crevaison, mais notre roue elle, était en ordre.

En après-midi, nous y sommes aussi retournés pour suivre en partie les deux étudiants et pour ensuite voir le coucher de soleil sur la savane…. Wow, quel paysage… trop malade. Mais avant de pouvoir admirer cela, il nous est arrivé une drôle d'aventure… nenon, pas d'attaques de lions enragés, mais plutôt une rencontre avec un citerne d'eau. Sur la petite route nous avons croisé ce citerne d'eau qui allait alimenter un petit étang pour abreuver les animaux mais en voulant passer à côté, notre véhicule a glissé et s'est coincé sur le citerne… vous verrez les photos. Bravo aux deux chauffeurs qui ont voulu faire les cow‑boys.

Donc ce coucher de soleil, un repas, une douche et le dodo suivirent. Fin de cette aventure à Waza.

Jour 5, vers 9h00 on décolle pour se diriger vers RhumSiki (Rhum, le nom original du village et Siki, le nom du premier habitant) en bordure de la frontière nigérienne. Le but de partir en début de matinée était en fait d'arriver à destination assez tôt pour y observer le coucher de soleil dans les vallées et sur les montagnes de la région. Voyez ce que ça a l'air sur la photo en en-tête de blog, joli, non!!! Donc, pour s'y rendre, le plus simple, mais pas le plus confortable, c'est de passer à travers les routes cahoteuses qui n'apparaissent surement pas sur Google Earth papa. Sur cette route nous avons rencontrés nombre de jeunes enfants nous demandant sans cesse… « Bouteilles vides, stylo Bic, bonbons, cadeaux, … ». Mais parfois, dans d'autres petits villages, si peu habitués d'y voir des touristes et encore moins des Blancs, rien… aucune demande, juste heureux de nous voir, étrangers, bêtes mythiques, albinos. À un moment, nous nous sommes arrêtés dans un marché local où les villageois y exposaient leurs produits, épices, pièces de forgerons et autres produits locaux pour les locaux. Mais nous sommes tout de même allé y faire un tour, avec un jeune garçon pris à l'arrache pour nous servir d'interprète auprès des plus vieux. Beignets, bière du mil et autres trucs nous avons goûtés et fait provision. Pour la demi-heure durant laquelle nous étions au marché, nous avons été le centre d'attraction de tous et fait étonnant, pas de jeunes qui essayaient de piller nos poches, le vol des touristes, c'est inconnu là. Et selon les dires d'Amahdou, nous étions de très bons visiteurs comparativement à d'autres de ces voyageurs qui se moquaient des gens. Nous, à la place, nous rigolions avec eux, prenions des photos avec les enfants en leur montrant le résultat, chose qu'ils ne connaissent évidemment pas, l'image instantanée. Après ces nombreux petits villages à travers collines et montagnes, ascensions parfois périlleuses à bord du 4x4, nous sommes finalement arrivés à Rhumsiki. Dès notre arrivée nous nous sommes accostés à un hôtel fort confortable et peu dispendieux. SIDA est rapidement venu à notre rencontre. C'est un contact local de notre agent de voyage, Jean-Luc. Ce surnom lui a été donné pour son implication dans les programmes luttant évidemment contre le mal du même nom. C'est lui qui pour nos 24 heures à Rhumsiki, nous a servi de guide. Un honnête type et très sympathique! Il nous a d'abord conduits dans un petit resto qui aura mis environ 30 minutes à nous servir un simple plat de pâtes. J'espère que tu fais mieux chez Pacini, Maxime. Après le repas nous sommes rapidement allés pour l'ascension d'une petite montagne pour la digestion et surtout pour y admirer le paysage au coucher du soleil. J'y ai d'ailleurs pris de nombreuses photos mais là, comble de malheur, au moment de redescendre, mon pieds a glissé et j'ai fait une petite chute qui m'a simplement éraflé la paume de la main gauche. Là n'est pas le problème, j'avais le « FirstAid Kit » avec moi, toujours pratique, mais ce kit n'a malheureusement pas pu sauver l'écran LCD de mon appareil photo. Donc me voilà, après moins de 3 semaines au Cameroun, avec une caméra qui ne peu plus être à 100% fiable. Et la garantie expire dans un mois, en Amérique du Nord, seulement. Donc j'ai deux options : la renvoyer au Canada par le prochain Québécois soit à la fin juin et la faire réparer et m'en acheter une autre ici OU je la fait réparer ici mais à je ne sais quel prix????  Que me conseillez-vous??? Y'a pire que ça dans la vie que je me dis. On verra quoi faire. Cette petite mésaventure met donc fin à cette longue journée. Douche, planification et bière en prévision du Jour 6.

Au menu, une ballade de 20km dans les vallées de Rhumsiki, mais avant d'aller plus loin, je vous cite ceci : « AVERTISSEMENT OFFICIEL  : Affaires étrangères et Commerce international Canada recommande d'éviter tout voyage dans la ou les région(s) indiquée(s) ci-dessous. (IDW5)
On recommande d'éviter tout voyage dans les régions frontalières proches de la République centrafricaine, au lac Tchad, dans les provinces orientales et dans la région récemment contestée de la péninsule Bakassi, le long de la frontière nigériane.[…] »

Nous sommes donc allés dans les vallées et bien sûr, nous avons franchi la frontière nigérienne sur quelques kilomètres. Ne vous affolez pas, seuls quelques villageois nous ont vu et pas d'attaques d'extrémistes ont gâchées notre ballade de 5 heures sous le soleil équatorial. Je crois qu'au cours de cette marche j'ai perdu près de 2 litres d'eau, mais rassurez-vous, j'en buvais autant. Bouteille à la main et quelques mangues en réserves, nous avons bravé cette chaude marche. À notre retour au village, nous nous sommes arrêtés à l'hôtel pour un instant de repos arrosé d'une bonne liqueur « Top » (marque très populaire ici). Ensuite, SIDA nous a conduits chez le sorcier du village… beau truc à touristes, mais il semblerait que les gens locaux se réfèrent à lui et orient certaines décisions selon ses dires. Toujours est-il que ce dernier prédit l'avenir à l'aide d'un crabe. Loufoque vous me direz, ça l'est, croyez-moi! Il a disposé des petits bâtons et des p'tits cailloux dans une marmite pleine de sable et avec un peu d'eau en surface. Ensuite il parle à son crabe et lui pose une question (notre question) et l'enferme dans cette marmite et à la réouverture, selon les dégâts qu'aura fait le crabe, il prédira! Donc pour la modique somme de 1 000 F, nous avons su que notre retour, à nous 5, se ferait bien jusqu'en Europe. Entre l'Europe et Montréal, on verra bien, pour moi, ça reste une surprise. Sachant maintenant notre avenir, cela a creusé notre appétit; au menu, du couscous avec des légumes, un met de la région du Nord, il semblerait. Très appétissant. Après le repas nous nous sommes dirigés en voiture sur la route de Maroua.

Quelque 2 heures plus nous sommes arrivés à Maroua et sitôt entrés dans la ville, tel des rapaces à l'affût de tout, notre agent de voyage et son équipe a rappliqué pour nous dire bonjour et avoir de nos nouvelles, mais surtout pour obtenir la balance du paiement (70 000 F). Et aussi, la deuxième chose la plus probable de cette visite si rapide, c'était pour savoir si nous avions vu les lions… La raison étant que si nous en voyions, on leur payait la bière. De vrais opportunistes. Ahahah ils la méritaient, nous en avons vu. Donc après une petite douche et quelques minutes de repos, nous nous sommes tous rencontrés sur une petite terrasse. Là, nous étions un dizaine à discuter, boire et rigoler… après tout on était tous d'environ le même âge… dans la vingtaine du moins. Après deux tournées, nous avions faim. Deux bières seulement… vous me direz!!! Ce n'est pas digne d'un universitaire!!! Ben, en fait, ici le format standard des bières c'est envioron 600mL, donc l'équivalent de 2 bières au Québec ou une « Saguenay ou Quille », c'est selon. Donc 4 bières, en ayant faim, cumulé à la fatigue et un estomac parfois peu endurant. C'était tout juste assez pour être bien. Mais le plus drôle dans tout ça, c'est qu'ici la bière coûte environ 450-500 F, donc si vous faites la conversion en CDN$, environ 1$ la bière de 600mL. Vous imaginez les beuveries potentielles au Québec si c'était à ce prix… Wow. Mais ici, on ne voit pas d'ivrognes, c'est beaucoup d'argent pour eux parfois. Ainsi, repas terminé… dodo!!!

Jour 7, étant relativement tous fatigués de notre trip nordique et avant de se lancer pour une journée et demie de transport ferroviaire et par bus, nous avons décidé de rester à Maroua une journée pour relaxer et aller visiter le marché. Un très grand marché plein de trucs, utiles et inutiles Mes amis en ont profité pour faire quelques provisions de souvenir, mais moi, pour ceux qui me connaissent je ne suis pas trop du type souvenir matériel. « J'ai pour mon dire » que ces petits bibelots et pendentifs et toiles bon marché finissent toujours par aboutir dans un tiroir poussiéreux ou dans le fond d'une garde-robe. Je préfère les écrits et les photos; voilà pourquoi je mets tant de temps et de description dans ce blog. Je le fais pour vous et pour moi, je sais que ça restera et les photos aussi. À moins bien sûr que vous n'ayez une commande spéciale à me faire, je rapporterai avec plaisir!!! J Ce fut donc une journée, comme prévu, bien relaxe. Et le soir venu, nous nous sommes rendus dans un petit resto de type « occidental » pour y manger une pizza. Wow. C'était loin d'être la meilleure que j'aie goûté. Mais le pire, ce sont les 75 minutes d'attente pour avoir 5 pizzas!!!! Trop long, beaucoup trop long. Mais bon.

Jour 8 et 9, levé à l'aube pour prendre le bus de 6h00 vers Ngaoundéré. 8 heures de bus puis on arrive. Maintenant il est environ 14-15h, le prochain train pour Yaoundé est prévu pour 18h20, avec un retard variant entre 1 et 2 heures. Plus précis que ça tu meurs. Mais bon, finalement nous sommes montés à bord et le train est parti vers les 20h15-30. Et cette fois, le train a filé sans trop d'arrêts, pas de déraillements de trains pour nous empêcher d'avancer. Nous sommes arrivés le lendemain vers 12h00, un voyage de près de 4 heures de moins que la dernière fois. Aussitôt arrivés à Yaoundé, nous avons filé vers le bus voyageur. Et le retour en bus fut long et pénible, 4 heures au lieu de 3. Nous avons fait quelques détours dans la ville de Douala pour y déposer quelques voyageurs avant d'arriver à destination. Mais le pire dans tout cette ballade de bus n'a pas été la longueur, mais la musique. Il y avait une petite télévision à l'avant et tout au long du trajet, on nous a projeté un genre de « musique plus » à la camerounaise. La musique n'était pas si mal, mais les clips, Oh Horreur!!! Vous avez, ceux que l'ont pouvait voir dans les années 80, transitions visuelles de base, clip de type « home made ». Bref, je voulais m'arracher le peu de cheveux qu'il me restait. De retour à la maison, j'étais exténué et il me fallait faire un peu de lessive.

 
Bon à l'heure qu'il est, nous sommes rendus à jeudi 7 juin, quelque 4 jours après mon retour du Nord. Et je compte bien continuer à me balader au Cameroun au long de mon séjour et profiter un max des journées de beau temps qu'il reste avant la saison des pluies. Ah, oui, et pour les photos, j'en ai évidemment de très nombreuses à vous montrer, mais ici la connexion internet est peu fiable et très lente, donc j'ajouterai au cours des prochains jours les « hi lights » du voyage en photos… vous n'avez qu'àa suivre le lien à droite.

lundi 4 juin 2007

2007/06/04 - Le transport au Cameroun

Ah, ah... Vous me croyiez mort, ben non!!!!

Je suis présentement en train de rédiger le récit de ma dernière semaine dans le Nord du Cameroun. Un voyage incroyable, vous le lirez. Et le verrez en photos à mesure que la connexion internet me le permettra. Entre temps je disais qu'il serait peut être bien de ne pas laisser mes lecteurs en peine alors aujourd'hui j'ai eu l'idées de vous parler d'un autre fait intéressant ici, au Cameroun... Le transport, les routes et ce qui entoure le tout. Petites anecdotes, différences avec le système montréalais et autres au menu de ce court "blogpost". Et en même temps cela me permet de vous dire qe je suis revenu sain et sauf de la savane africaine.

ANARCHIE... Voilà ce qui résume en gros le système de transport ici. Je vous jure c'est parfois dur de s'y retrouver et de comprendre... et attention à ne pas penser trop longtemps, vous vous ferez heurter ou "klaxonner". À la base, les voitures des particuliers n'ont pas tellement leur place dans les grands centres urbains tels que Douala. Les routes appartiennent davantage au taxis et motos-taxi, et bien sûr ces immenses camions remorques que nous connaissons tous. Donc les taxis sont le seul moyen de transport accessible à tous... pas d'autobus et de lignes prédéfinis avec des arrêts à chacun des coins de rues. Tu arrêtes un taxi et lui demande s'il va dans ta direction; si oui, un coup de klaxon et tu embarques, si non, ben il fout le camp. Tu dois donc savoir où tu vas, ne vas pas attendre un taxi qui se dirige vers l'ouest alors que tu cherches à aller dans l'est. Niaiseux et logique vous me direz, mais pour le touriste que je suis c'est pas toujours facile... y'a pas de noms de rues ici, tu fonctionne par points de repère dans les quartiers. Par exemple: "Entrée de la gare Bessenge, une place" me mènera vers le bureau du comité national. "Les trois monts, une place" me mènera chez Mylène, ma maison. Vous voyez le genre. Mais là je vous ai pas parler des prix. La façon dont cela fonctionne c'est qu'on calcule en nombre de taxis pour se rendre à destination. Un taxi c'es normalement 200FrancsCFA. Donc environ 50cents CDA. Mais pour une courte distance on peut proposer 100 francs, pour une plus longue 300... certains trajets, même si c'est juste un taxi de distance, les chauffeurs ne voudront pas les faire à 200... il faut négocier ou en attendre un autre. Donc au fond, cela fonctionne comme si c'était un autobus de la ville; un tarif fixe, des points de repères, es carrefours pour les transits (passage de 1 à 2 taxis), sauf que c'est presque du dépôt à la porte. Mais t'es pas seul... le chauffeur peut prendre des passagers en cours de course, en déposer... parfois on se retrouve 5à6 passagers dans une genre de petite corolla ou tercel manuelle, vous voyez le genre, c'est génial. Il y a par contre l'alternative des motos, un peu moins safe, certes, puisqu'on a pas de casque, mais ca fait la job et c'est bien amusant.
Ah, et au fait tous les véhicules sont dans un état généralement pitoyable, genre que ces véhicules n'auaient pas leur place sur le réseau routier québécois dans 90% des cas. En plus de toute la pollution qu'ils créent... la boucane, le bruit, les huiles et essences qui coulent, etc. et j'en passe. Autre fait intéressant, les indications routières, ben y'en a pas... ou si y'en a ben elles ne sont pas respectées; au plus fort l'emporte!!! Pis des chars, y'en a... ca roule et tu as besoin de savoir où tu vas, c'est pas n'importe qui qui peut s'improviser conducteur ici, moi je n'y arriverais pas.

Bon voilà pour la chronique du jour, je vous reviens très bientôt avec le résumé de mes aventures nordiques.

M@T.

vendredi 25 mai 2007

2007/05/25 - Au secours… On m’a scalpé!

Olé… Déjà plus de deux jours que je n’ai presque plus de poils sur la tête, c’est trop étrange; je ne peux plus twister mes doigts dans mes cheveux. Mais je ne le regrette pas, au contraire, je n’ai plus l’impression de porter une serviette humide à plus de 35 degrés en permanence sur ma tête, c’est un bien grand pas vers un potentiel confort. C’est amusant, il y a des gens qui m’avaient rencontré à mon arrivée et qui me connaissaient sous l’autre moi (ils trouvaient que je ressemblais à Jésus avec ma barbe et mes cheveux) et certains ne me reconnaissaient plus après… mais ici au contraire du Québec, les hommes aux cheveux courts, très courts sont considérés comme plus mignon… surtout les blancs.

Bon trêve de plaisanterie, tout va toujours pour le mieux ici, la santé aussi. Je vous avoue qu’il n’est pas toujours facile de s’adapter au rythme africain… si l’on peut parler de rythme. Disons que c’est relativement relaxe. Mais considérant la température si écrasante, je les comprends parfois. Par contre, la ponctualité c’est vraiment leur pire défaut. J’avoue ne pas toujours être à l’heure, mais quand même lorsque la norme est qu’il n’y a pas de norme, ben là! Il y a même une légende urbaine ici qui stipule que les Camerounais portent une montre à leur bras même si elle ne fonctionne pas. C’est fort, non??? Ça devient juste comme un bijoux. Mais à ce que mes compatriotes canadiennes et européennes, faudra s’y faire et apprendre parfois à tourner les pouces. Enfin.

Ces derniers jours j’ai commencé à m’initier à mon travail qui consistera finalement en travailler sur deux projets à la fois. L’un sera de supporter les activités du Programme ASK, une initiative d’AIESEC International. Cela consiste essentiellement en bâtir une structure permettant d’éduquer, faire de la prévention et supporter les personnes atteintes du VIH/SIDA. C’est un projet de grande envergure ici comme partout en Afrique, mais il leur faut parfois un peu d’aide externe pour supporter tous leurs efforts… Voilà que j’entre jeux. La deuxième partie de mon mandat consiste cette fois à supporter les activités d’une petite ONG (Organisme Non Gouvernental) qui œuvre à aider les « orphelins du SIDA ». Le nom de l’organisme est MERENSO et il leur manque encore beaucoup de structure, j’aurai donc beaucoup de travail. Ce sont donc deux mandats qui se recoupent en de nombreux aspects et aujourd’hui j’en ai eu la preuve. D’ailleurs Shinez et Simon vous auriez été fiers de moi, j’ai vraiment fait ma « pute » marketing. J’ai accompagné la responsable de l’ONG lors d’une petite tournée dans deux des organismes qui la supporte et alors qu’elle discutait et se plaignait de sa difficile situation, ben moi je ramassais des cartes d’affaires dans le but de les contacter pour le projet ASK. J’étais fier de moi. Mouaaha.

Point de vue hébergement, je suis toujours logé chez Mylène, d’AIESEC Douala. Je vis en colocation avec son frère ainé Roger et d’autres colocataires de plus petites tailles… Ahhhhh la joie des coquerelles. J Il semblerait qu’elles ne soient pas attirées vers les humains, mais la première fois qu’on s’est présenté, j’ai fait le saut; j’avoue. Mais on s’y fait, il suffit simplement de brasser un peu mon sac et mes affaires avant le dodo pour qu’elles fouttent le camp. À vrai dire je crois qu’il y en a qu’une, l’autre a fait connaissance avec mon soulier. On peut aussi parfois voir des petits lézards se promener sur les murs… Sympathique, non??? Encore là, je n’en ai vu un qu’une fois. Autrement il y en a des dizaines chaque jour qui croisent mon chemin dans la rue. Autre fait intéressant sur la vie à Douala, ben il y a des odeurs de toutes les classes qui nous entourent. Du poisson braisé à l’odeur des égouts en passant par celle des pots d’échappement des voitures et motos et celle de tous ces plats de la région (riz Sénégalais, bananes plantains, macaroni plantains, etc.) tous plus appétissants les uns que les autres. Et ces fruits…. Wow, goûteux, juteux et si peu chers. Vraiment tout un éventail de senteurs de la plus sympathique à la plus détestable. Point de vue sécurité, je reste le blanc, ou l’un des blancs du village alors il est souvent plus safe pour moi d’être accompagné le soir après 22h00.

Je commence à mieux m’orienter… à tous les niveaux : géographiques, négociation (parce que tout se négocie ici dans la rue), les prix en général (c pas parce que je suis blanc qu’ils m’auront… ah ça non!!! J), bref je m’y fait, et les gens du quartier commencent à me reconnaître… surtout les enfants, un simple tata de la main pour obtenir la même chose et un sourire en prime. J’ai toujours d’agréables discussions avec Guy, l’autre frère ainé de Mylène. Son autre frère, Eugène vient de partir en Asie, qq part pour une ouverture en football.

À part cela, ben ça fait une semaine que je suis ici et déjà les vacances… eh oui. Laurence, la stagiaire belge, m’a parlé d’un endroit au Nord, le parc Waza où semble-t-il l’on pourra y voir des paysages, et quelques bêtes sauvages. Je n’en connais pas trop encore, moi je suis la guide et j’en profite maintenant puisqu’après viendra la saison des pluies ici et le voyagement deviendra plus difficile. Et ce sera un belle opportunité pour moi de voyager dans le pays en compagnie de gens que je connais. Nous rejoignons deux ou trois stagiaires Buéa à Yaoundé. Et nous partirons ensuite en train vers le nord. Une aventure malaaaaaaade à ce qu’il paraît. Un peu dispendieuse, mais je crois qu’elle sera mémorable.

Je pars donc demain matin pour une semaine de brousse ou semi-brousse. Il va sans dire que je ne serai pas trop jasant sur le blog au cours de la semaine à venir (samedi à samedi) Mais à mon retour j’aurai sans doute des dizaines de choses à vous raconter alors attachez vot’ tuque et vos lunettes, ce 2 pages n’est rien. Ahahahaha. Vous connaissez mes habitudes de toute façon.

Enfin, je me plais bien ici… C’est très différent certes et je n’ai vraiment pas le confort de mon chez moi, mais je sens vraiment qu’après ces quatre mois d’exil en terre africaine, je serai quelqu’un de changé à vie. Chaque jour, ici, j’apprends de nouvelles choses, je rencontre de nouvelles personnes et je deviens de plus en plus autonome. Ces deux derniers jours ont été relativement plus frais, mais je ne saurais vous indiquer quelle température il fait, ce n’est pas très commun ici de suivre la température. À vrai dire il fait généralement chaud, très chaud et humide, parfois (à 3 ou 4 reprises depuis une semaine) nous avons droit à un peu de pluie par petites ondées de 10 à 15 minutes… rien de traumatisant à côté de la saison des pluies il semblerait.

Il est présentement 18h40, je traîne dans le bureau du comité national AIESEC non-loin de mon logis. C’est vraiment une belle gang. Et au fait merci à ma petite famille pour les nouvelles sur le blog… j’espère des nouvelles d’AIESEC Québec/Canada bientôt, de ma gang de l’ESG (AÉMA, du BACC, etc.), de mes autres amis qui trainent à Laval, Montréal, St-Basile, ou plus loin encore!!! Bref, j’adore avoir de vos nouvelles. Je vous adore tous. Et au fait, j’ai posté quelques photos déjà, allez y jeter un œil ;) Ah oui et aussi, l’internet ici fonctionne une fois sur deux, et je tombe souvent sur la fois qu’il ne marche pas, alors parfois cela pourra être long avant de donner des nouvelles.


M@T.