vendredi 6 juillet 2007

De Réception à Déception... Je ne deviendrai pas fédéraliste de si tôt!

Eh bien comme le titre de ce blog le mentionne, ce n'est pas au retour de mon séjour à Yaoundé, le weekend dernier, qui aura fait de moi un fédéralisss. Vous vous rappelez, vendredi dernier, je vous disais que le Haut-Commissaire au Cameroun invitait à sa résidence tous les expatriés canadiens pour une réception. Honnêtement, j’aurais dû me méfier! En effet, lorsque je suis arrivé là-bas, dimanche soir dernier, c’est un passage bordé de gendarmes qui nous menait au Jardin de notre hôte. Mais avant, quelle chance, des gens à l’accueil nous remettaient une petite épinglette à l’effigie du Canada. Mes premières impressions ont été fort décevante… que des vieux, des gros business man et d’autres dignitaires et diplomates autant Camerounais que Canadiens qui trainaient sur la pelouse en veston-cravate à boire leur verre de vin ou de mousseux. J’ai d’abord eu envie de rebrousser chemin, mais je me suis dit : « Bon, je n’ai pas fait 3 heures de route pour rien » alors j’ai continué mon chemin au travers de ces pingouins. Et moi qui arrivais là avec mon petit sac à dos avec des gougounes (ou babouche ou thong ou sandales) accrochées dessus… je faisais touriste… ahahah Alors j’ai vite fait de laisser ce sac à la consigne. Ensuite, suivant mon courage sans faille, je fonce à travers ce troupeau en n’ayant qu’un seul objectif… trouver des jeunes. Wow, finalement, au bout du jardin je trouve un couple de deux étudiants montréalais qui faisaient un stage médical à Yaoundé. J’ai donc tôt fait de m’approcher d’eux pour en faire mes nouveaux amis. Quelques minutes après mon arrivée, il a semblé que quelqu’un a fait un petit discours, puisque tout le monde s’est tut, mais je n’ai rien entendu outre les deux hymnes nationaux… Et le pire, c’est qu’il n’y avait rien à manger à part des petits canapés!!! Merde, au moins un buffet, je ne sais pas, quelque chose de plus consistant… Mais au moins, il y avait la bière et autres breuvages à volonté, mais ce n’est pas là que tu tentes de te saouler… Alors, pour une Fête (du Canada), c’est raté. Donc, vers 21h, nous sommes sortis… Affamés et complètement déçus.

Disons que ma poutine Québécoise maison a surpassé de plusieurs centaines de fois cette soirée.

Parlant d’expérience culinaire, cette semaine j’ai tenté un autre truc. Disons que pour le moment, je l’avoue, je ne m’aventure pas dans de grands projets, j’en suis encore aux « 3 éléments de base », mais cette fois-ci c’était « steak, blé d’Inde, patate ». Essayez donc de dire à des Camerounais que le pâté chinois est typiquement Québécois ou presque (il semblerait qu’on se soit inspiré d’un met Français ou Irlandais)… Enfin, l’expérience fut réussie à un facteur près… les quantités! J’avais prévu pour 5-6 personnes et 8 étaient présentes et même là, je ne suis pas certain qu’il y en avait assez pour ces 5-6 personnes… J’avoue que cela m’a déçu un peu, mais l’essentiel de tout cela était de leur faire goûter ce que c’est, alors Mission : Accomplie!

Du reste de la semaine, cela a été relativement tranquille, j’ai visité deux fois de plus l’aéroport… en fait j’y suis allé avant-hier et à l’heure où j’écris, deux autres stagiaires sont en route vers Douala. C’est assez incroyable… je n’ai jamais mis les pieds aussi souvent en une aussi courte période de temps dans un aéroport. Les gens à l’aéroport de DLA doivent croire que l’on fait un trafic d’expatriés. Cette semaine, c’est moi qui me suis occupé de faire visiter la ville à une nouvelle stagiaire, de faire le change de monnaie, l’achat de la carte de téléphone, etc. Je me suis vraiment senti Camerounais ou presque à ce moment. Je me sentais comme en période d’examen alors que tu révises avec un ami qui a plus de difficulté que toi et que tu lui explique tout… tu sens vraiment que tu as compris à ce moment ou du moins, que tu es sur la bonne voie. Enfin, c’est amusant de faire visiter une ville à quelqu’un alors que je n’y connaissais rien il y a moins de deux mois!!! Cool!

À part cela, pour le weekend, je vais sans doute rester sur Douala, il semblerait qu’il y ait une fête samedi soir. Je voulais aller voyager sur Buea, mais je remettrai sans doute à la fin de semaine prochaine.

Alors voilà pour les nouvelles de la semaine… Et au fait, j’ai mis à jour mon Album Photos.

Bon weekend à tous.

M@T.

mercredi 4 juillet 2007

Anniversaire !!!

Bonne Fête à:

  • Ma petite sœur, Josée-Anne, qui fêtait hier, le 3 juillet, son 22e anniversaire et qui part voyager en Irlande dans 1 semaine!!!!!  Wow, et moi qui croyait qu'elle ne quitterait jamais le Canada!!!

 

Donc à toi ma ptite soeur, JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Du Cameroun je lève mon verre à ta santé !!!!!!!!!!!!!!!!!

 

vendredi 29 juin 2007

Ahhhh, c'est parfois dur AIESEC...

Bon matin à tous,

Vendredi 29 juin 2007, une autre long week end se présente à nous, quels sont vos plans, déménager, fêter, la plage, travailler???? Fait-il toujours aussi chaud à Montréal, ou revient-on à la normale???

Cette semaine encore deux amies sont parties au loin. Mardi, Emmanuelle et Stephanie sont respectivement partie pour Montréal et Bruxelles. Voilà maintenant que les deux dernières AIESECers blanches de Douala sont parties, il ne reste plus que Benjamin, quelques stagiaires africains (Côte-d’Ivoire, Tanzanie, Ghana et Kenya) et moi à Douala. Bien sûr, à Buea quelques autres stagiaires sont là, mais c’est quand même une petite heure et demie de route. Enfin, disons que de les voir partir en même temps toutes les deux mardi soir dernier, ça a été un peu difficile. C’est clair je les reverrai, à Montréal ou à Bruxelles, mais pour le moment… c'est ce que mes amis et moi s'entendons pour dire que le principal problème d'AIESEC, ce sont les ruptures lors du départ de stagiaires après un ou plusieurs mois passés en notre compagnie.

Du reste de la semaine, les activités au LC Douala (LC=Local Chapter AIESEC) commencent à officiellement transiter… c'est-à-dire que les équipes entrantes et sortantes font leur transition et je vois tranquillement avec qui je travaillerai pour les trois prochains mois. À l’origine je devais travailler à Douala et Yaoundé ensuite, mais il a fort à parier que je reste sur Dla. Mais rien ne m’empêche d’aller leur rendre une visite à l’occasion, 3 heures et 3000 Fcfa pour s’y rendre, ce n’est pas si mal. D’ailleurs, le Haut-Commissaire du Canada au Cameroun m’a invité pour une réception ce dimanche pour la Fête du Canada… Au diable le fait que je m’identifie davantage au Québec, je suis invité aux frais de mon Haut-Commissaire…. Ahahah Aussi bien en profiter. J Alors pour une des rares fois, je fêterai officiellement le Canada Day! Cela me donnera l’opportunité de rencontrer d’autres concitoyens et partager nos expériences, j’avoue que l’idée semble intéressante, espérons qu’il y ait beaucoup de monde et pas juste des genres de dignitaires ou des « vieux » ahaha.

Ce matin, je suis allé me faire raser… J’ai pris cette habitude à 300F de me faire tailler le « pinch » une fois par semaine… vous avez ici il n’y a pas d’eau chaude donc le rasoir c’est difficile alors je laisse pousser et lorsque j’ai l’air pouilleux (ben un peu avant) je vais voir mon nouvel ami!!!! C’est bien ici d’être le seul blanc du quartier, tout le monde me connaît, même par mon prénom pour les commerçants que je visite fréquemment.

Parlant d’eau chaude et de l’entretien de ma personne… pour répondre aux inquiétudes de « matante » Carole et de Maman, deux sœurs qui je crois partagent le même cerveau à l’occasion pour avoir les mêmes préoccupations en même temps… ahaha Je blague! Alors pour vous raasurer toutes les deux un peu, je vais vous décrire les installations sanitaires et ma maison qui m’entourent au quotidien. Puisque je n’ai pas d’appareil photo sous la main pour le moment, faudra vous contenter de ce que je dis sur le blog, vous verrez en image ensuite. D’abord, ma chambre : elle est plus grande que la mienne à Montréal… il y a un lit, un ventilateur et un moustiquaire au dessus du lit. Le plancher est en béton, c’est la norme ici au Cameroun, c’est plutôt rare les planchers de bois franc. On trouve à l’occasion des tapis par contre, mais moi c’est le béton!!!! Mon lit en est un double… ben assez grand pour deux personnes et je le partage avec un Camerounais du nom de Bernis qui prend horriblement de place en dormant… moi qui est réputé pour bouger et monopoliser les couvertures, là, je me fais tasser! Mais au moins il ne ronfle pas!

Ensuite, comme je vous l’avais déjà mentionné je dors et travaille au même endroit. C’est ça le télétravail. Je demeure au « MC House/Office ». N’ayez crainte, ce n’est pas un bordel étudiant. Bien sûr on en profite à l’occasion, on tient à avoir une vie aussi. Alors à l’occasion on tasse les ordinateurs pour laisser place à un festin de poissons braisés avant de sortir en boîte. Autrement quand vient le temps de faire sa toilette, ben si on est chanceux on aura l’eau courante, une eau plus ou moins potable qu’il faut filtrer avant de boire. Il est à noter qu’il peut arriver que l’on ait l’eau que 2 ou 3 heures dans une journée alors faut faire des provisions dans des chaudières pour flusher… et se laver les mains. Et avec la saison des pluies qui se montre tranquillement le bout du nez, l’eau courante se fait plus rare, sans doute parce que les bassins deviennent contaminés par les eaux pluviales qui ramassent les déchets de la rue… bref, ce n’est pas comme à Montréal où l’eau courante est digne d’une eau embouteillée. Mais, tout comme à la maison, je prends une douche et me lave les dents à tous les jours, malgré la fraîcheur de l’eau… On reste beaucoup moins longtemps sous l’eau, c’est tout! C’est pas si mal, mais disons que lorsque j’arrive dans un hôtel le moindrement accommodé d’eau chaude en voyageant dans le pays, j’apprécie une bonne douche chaude!!!

Bon, sur ces petits mots, j’espère avoir rassuré les plus inquiets sur les commodités.

P.s. Pour bien terminer, il est à noter qu’ici le problème universel du siège baissé o relevé a été réglé; y’en a pas, ça règle tout!!!!

Ciao,

M@T.

lundi 25 juin 2007

Wow, mais quelle St-Jean !!!

Une réussite sur toute la ligne, rien de moins! Même en ce début de saison des pluies, pas une seule goutte pour assombrir l’évènement, du soleil, que du soleil!

Mes amis, je vous assure, je n’ai jamais été aussi fier d’être Québécois! J’ai passé la journée à tenter de faire comprendre à plusieurs Camerounais et une Ontarienne pourquoi nous sommes la seule province à avoir notre propre « Fête Nationale » et non pas un simple « province day » comme nos voisins du Canada!!! Lol J’avoue qu’a priori c’est un peu étrange de se proclamer en tant que Nation au sein du Canada, mais lorsque l’on s’intéresse un tant soit peu à notre histoire, nous le méritons bien, et j’ai même entendu à de nombreuses reprises au cours de mes déplacements des Canadiens-anglais m’envier pour notre culture qui nous est propre, cette identité unique que nous revendiquons. Donc tout au long des dernières heures j’ai revendiqué mon patriotisme québécois tout en faisant une différence entre s’identifier au Québec et être séparatiste. Bon, plutôt que de vous révéler mes convictions politiques car ce n’est pas le but de ce blog, je vais plutôt vous raconter cette super journées de la St-Jean que j’ai vécu pour la première fois hors de ma terre natale, le Québec!

D’abord, on s’est tous levés excessivement tard, environ 12h30-13h; nous sommes sortis en boîte samedi soir à l’occasion du « turnover » du comité national et tant qu’à y être de l’anniversaire de notre MCP sortant (Landry, président d’@ Cameroun) et après minuit, le début des festivités de la St-Jean. Et comme ici à Douala il n’est pas très prudent de se balader entre 12ham et 5ham, ben on est rentré tard, euh tôt en fait et Dieu merci, il y avait de la pizza dans une petite boulangerie à notre sortie du club.

Alors, nous voilà dimanche midi, c’est notre fête à Emmanuelle et moi, alors envahissons la maison! J’avais prévu un peu le coup, deux méga drapeaux et 3 moyens (merci à mon député et au magasin 1$). Faut dire que j’en ai surpris quelques-uns dans le bureau/maison, certains ont peut être trouvé que c’était trop, mais j’ai revendiqué et ils sont restés hissés, même à l’extérieur de la maison, vous verrez sur les photos et en fait, même Manu a été surprise. Ahaha On est Québécois ou on ne l’est pas! Non? Ensuite, en après-midi, nous sommes allés cinq nous promener au bord de l’eau, près du pont se dirigeant vers Buea. Un magnifique décor nous entourait, dépôt pétrolier de la SCDP, infrastructures portuaires et cimenterie de Lafarge sur l’autre rive. À couper le souffle, n’empêche c’est bien comme endroit, il y a un grand espace vert permettant à une bonne centaine de Camerounais de pratiquer le football. Une petite balade d’environ 30 minutes de marche pour s’y rendre, j’ai bien aimé, ça repose un peu des rues bouetteuses de Bessengué (mon quartier dans Douala).

Puisqu’il se faisait déjà près de 17h15, Manu et moi sommes partis, à dos de moto vers le ghetto de gens plus riches où l’on pouvait trouver l’une des seules épiceries digne de ce nom ouverte un dimanche. Pas trop brillant de notre part de ne pas penser à cela avant en plus de partir sans avoir la recette de sauce avec nous… Mais bon nous avions une idée des ingrédients. Ici, pas vraiment question de trouver de la sauce BBQ en cannes ou bien un « Belle pro » de l’autre côté de la rue. Farine, huile, fines herbes, bouillon d’bœuf, frites surgelées et un mélange de Gouada et d’Émental ont été nos éléments de base. De retour à la maison, il nous fallait mixer adéquatement le tout dans une cuisine plutôt contraignante mais avant tout, il nous fallait de l’ambiance… Les Cowboys Fringants à fond dans le tapis nous ont accompagnés tout au long de cette aventure culinaire. Honnêtement et sans aucune prétention, nous avons fabriqué je crois la meilleure poutine jamais faite en terre africaine. Malheureusement, seuls deux Camerounais ont goûté ce « délice de Maestro », mais ils en étaient heureux, car ils n’ont pas eu à se priver… Ils ont adoré et en ont redemandé. Ils me demandent déjà à quand la prochaine. À mon good bye party je leur ai promis. Une réussite sur toute la ligne, mais le seul hic c’est qu’il y avait quelque chose dedans qui endors…. Nous, goûteurs, nous sommes tous éveillés vers les 10hAM, chose incroyable ici! Et au courant de la journée, je partageais quelques faits d’actualité québécoise avec mes collègues et alors que nous mangions, ils ont scandé haut et fort, « Vive le Québec Libre! » et « À nous le monde! ». Bref, une super journée se terminant en beauté avec une poutine pour nous rassasier et des tangos (mélange de bière et d’un genre de 7Up grenadine) pour nous déshydrater. Emmanuelle et moi avons été très fiers d’être Québécois, hier. Et surtout très riches de cette expérience culinaire réussie. Alors sur ces fières paroles, je partage avec vous le secret d’une poutine digne de ce nom, faites en des conditions plus ou moins contraignantes. :

  1. Une dizaine de cuillères de farine
  2. Une dizaine de cuillères d’huile
  3. Faire chauffer dans le fond d’une casserole
  4. Un litre de bouillon de bœuf (eau avec des cubes jusqu’à ce que ça goute, donc une dizaine!)
  5. On mélange le tout
  6. Ajoute des fines herbes
  7. On gosse avec le dosage des ingrédients jusqu’à consistance et goût voulu
  8. On fait cuir frire les frites dans l’huile dans une autre casserole
  9. Et finalement on mélange les fromages que l’on aura coupés en cubes
  10. Puis on sert le tout dans l’ordre : frites, fromage et sauce

Une recette simple, mais oh combien incroyable, je vous la conseille, mais faut qu’elle soit accompagnée de bière et d’au moins un Québécois sans quoi cela ne fonctionne pas! Ahahaha

Aller bon, je vous laisse et vous dit à bientôt…

M@T.

samedi 23 juin 2007

Photos!

P.S. J’ai mis à jour mon album photos! Visitez le lien à droite sur cette page. Et donnez-moi de vos nouvelles… que se passe-t-il dans vos vies, vous vous ennuyez de moi??? Dites-moi tout! ;)

God damn Corruption & God bless America !!!

Wow, mais quel titre fracassant... Que se passe-t-il???  Que lui arrive-t-il???  Il se révolte???  Il déraille???
Ben non, ne vous inquiétez pas, je vous mets en contexte d'abord.
Je crois que dans mon dernier récit, je vous laissais en vous ayant parlé de Kribi… À notre retour de Kribi donc, nous avions une invitation pour se rendre à Buea pour un super BBQ avec d'autres stagiaires AIESEC. Un méga get-together pour souligner en fait l'anniversaire d'Inga et Kris, deux stagiaires avec qui j'avais fait le Nord en plus d'Hugo et Laurence. Pour se rendre à Buea, deux possibilités : l'une à 1500F, en bus sardine et la lenteur… Et l'autre option à 1700F (wow, à peine 50cents de différence) est de prendre une voiture à un carrefour de Douala, à un demi-taxi de mon chez-moi.. La particularité de cette voiture est que cela fonctionne comme le taxi… C'est-à-dire que nous voyageons pour 1h30 à bord d'une voiture, généralement un Toyota Corolla, à 5 ou 6 passagers… 4 à l'arrière et 2 à l'avant plus le taximen. Une super aventure routière, entassé. Et ce qu'il y a de spécial en montant vers Buea, d'abord le Mont Cameroun, ce volcan que je n'aurai pu « ascensionné », et la fraicheur aussi… Pour la première fois depuis un mois, j'ai eu froid et j'ai dû mettre des pantalons.
Planning de la soirée : Tels de vrais Camerounais, nous arrivons en retard… La soirée était bien entamée, mais qu'à cela ne tienne… Verre de bière en main et en moins de deux je m'agrippe une assiette avec le poisson braisé. Wow, trop bon. J'adore ce plat, malgré ses nombreuses arrêtes c'est toujours un régal. Il y avait aussi une multitude de salades. Je me suis en somme régalé. Plus tard, après déjà quelques verres de vins (pas vraiment bon d'ailleurs) je me suis attaqué au « vin de palme ». C'est en fait la sève du palmier qui après quelques jours de fermentation devient très intéressant au goût. Peu goûteux en terme d'alcool, mais il fait la job! S'en suit une discussion de balcon avec quelques couche-tard avant d'aboutir chez Hugo pour la nuit.
À notre réveil, nous nous sommes redirigés chez Connie, notre hôte, une stagiaire, pour le petit-déjeuner. Ensuite, quelques heures plus tard nous nous sommes dirigés vers la plage, pourquoi pas ?  Limbé de son nom, cette petite ville à environ 45 minutes de Buea nous accueille d'un décor relativement agréable, la mer, au pied du Mt Cameroun. Pour les géologues d'entre vous, qu'a de spécial une plage au pied d'un volcan??? Question quiz… Elle est noire! Le sable est d'un noir cendres. On a vraiment l'impression de marcher dans les restes d'un feu, à la différence où ce sable est hyperfin. Et tout comme à Kribi, les vagues étaient énormes et l'eau pas trop sale. Donc une très agréable baignade nous y attendait. Et ce petit bout de plage est généralement peuplé d'autres frères et sœurs de couleur. Cette fois, nous y avons rencontré un petit groupe d'États-Uniens qui, tout comme nous, œuvrent dans des programmes de développement ici au Cameroun. De collègues donc. Frisbee et une bonne bière sur la plage, toujours agréable! Ce petit périple a été d'une courte durée en fait, car il nous fallait rentrer sur Douala, Emmanuelle et Laurence organisaient un petit « bye-bye » party pour souligner la fin de leur stage respectif. Nous étions cinq stagiaires à repartir de Limbe pour Dla. Et là l'aventure commence… Nous partons de la plage en taxi et jusque là tout va bien! Arrivés au centre de la ville de Limbe, où le carrefour des voitures qui rentrent sur Dla, on se fait véritablement harceler pour choisir telle ou telle autre voiture et là se déclenche une quasi bataille entre les Camerounais sur place à savoir qui prendra en charge ce petit groupe de 5 touristes (dont deux Blancs, la belle affaire…) Honnêtement, j'ai eu peur à certains moments que l'on se fasse accrocher par une voiture ou un coup de poings perdu… Olé! Ca commençait bien et 1,5 heures de route encore à faire… croyait-on!
Croyait-on, j'insiste! Vous savez, ici au Cameroun, l'on doit toujours avoir en sa possession une carte d'identité, donc un passeport (ou sa photocopie authentifiée). Aussi, l'une des conditions d'entrée au pays est d'avoir été vacciné contre la fièvre jaune. Cette preuve est d'ailleurs nécessaire à l'obtention du VISA! Et n'importe où, n'importe quand, nul n'est à l'abri d'un contrôle routier ou sur la rue par un gendarme qui exigera alors normalement une pièce d'identité faute de quoi, t'es dans le trouble… Vous le devinez donc, sur la route nous avons été contrôlés. Normalement, c'est très rapide, mais deux Blancs à bord, c'est toujours un bon placement pour des policiers corrompus. Nous avions tous les cinq une pièce valide d'identité comme le passeport ou la carte de résidence (pour les stagiaires qui restent plus longtemps). Et là le hic, c'est que le policier a demandé à voir le « carnet de vaccination » de chacun. C qui le cave, bâtard, qui se ballade avec son carnet de vaccination sur soi, non mais !!!!!!!!!!!  Moi j'étais OK, j'avais dans mon passeport la carte de fièvre jaune, mais deux d'entre nous ne l'avaient pas! Un Américain et un Tanzanien. Et j'étais le seul à bien m'exprimer en français. Ne pas avoir cette preuve de vaccination n'est pas un motif d'arrestation puisque nous avions tous la preuve du VISA, mais devant un policier, carabine à l'épaule, tu fermes ta gueule! (Désolé pour l'expression!) Et là débute la négociation, les pour parlers, etc. Je me suis fait aller le mâche-patate un bon 45 minutes avant qu'il ne laisse l'un des deux « fautifs » aller. Lequel d'après vous???  USA ou Tanzanie?  Ayant probablement peur de représailles de G.W. Bush, il a laissé Benjamin tranquille, mais la Tanzanie ne lui faisait pas peur apparemment.
Alors pour une autre demi-heure facile je m'obstine poliment avec le chef sur place. Il essaie différents moyens de me faire « peur », mais je connais quand même un peu mes droits et la Loi ici. Il tente aussi de me faire peur en remplissant un genre de constat d'infraction à mon endroit, alors que moi je suis « clean ». J'ai essayé de lui faire comprendre que ca donnait rien, surtout qu'il n'a même pas indiqué ce pourquoi il me donnait ce constat qu'il allait soit disant remettre à mon ambassade!!! Putain, il me prend pour qui? Chus pas cave. Il me dit que c'est parce que je parlais pour les fautifs!!! Bravo, remettre la faute d'un Tanzanien dans une ambassade canadienne, trouver l'erreur! Après avoir rempli ça, il me dit qu'il nous laissera tous partir. Il tien sa promesse, sauf qu'il conserve en ses mains le passeport du Tanzanien, Georges. Et ça recommence! Ça finira donc jamais, et pour moi, pas question de payer ce policier corrompu, car c'est bien cela qu'il voulait. Finalement alors que la boucane commençait à sortir par mes oreilles, Georges se dirige vers le policier, lui remet 2000F, et lui redonne son passeport, enfin. Ensuite on est reparti, enfin, avec tous nos trucs en main. Je me rassure en me disant que 2000F, c'est très peu payé pour entendre un Canadien chiant qui aime bien parler (ou écrire) pendant 1h30. ahahaha
Nous arrivâmes finalement à Dla, et no notre chauffeur s'est à son tour obstiné avec nous pour obtenir quelques francs de dédommagement pour le retard. Encore on négocie… Cette fois, 500F de plus pour qu'il se la ferme. Pas si pire! Mais je suis arrivé à la maison vraiment « exhausted » et épuisé pour la petite fête, fort agréable d'ailleurs.
Le surlendemain, mardi, s'est enclenché une séquence relativement difficile pour moi… Depuis mardi et pour les deux-trois prochaines, plusieurs stagiaires et autres membres d'AIESEC ici (des expatriés pour la plupart) repartent chez eux. C'est difficile de voir partir de nouveaux amis qui nous ont accueilli et intégré pendant un mois et qui ont constitué une certaine base de stabilité dans mon « choc culturel ». Laurence est la première, et mardi prochain, Emmanuelle et Stéphanie (VP au comité national), ensuite Landry (MCP Cameroun) qui part en stage. Toutes des personnes que je vois ici au quotidien et que j'apprécie beaucoup. C'est dur! Surtout qu'après un mois, c'est généralement là qu'on se sent un peu plus « homesick », que l'on s'ennuie de la maison. Un dur mélange… Mais ça passe généralement après environ 2-3 semaines.
Donc, mercredi, j'étais un peu « down » et Mylène, mon hôtesse du départ l'a remarqué et a eu la brillante idée de m'emmener dans un resto de type occidental. Qui dit occidental, dit généralement « Whitman », dit généralement plus dispendieux. Ahahah Qu'à cela ne tienne, direction « Le Glacier Moderne ». Pour la modique somme de 3500 ou 4000 F, j'ai eu droit à un bon gros cheese-burger, des frites, du ketchup&moutarde, un Coke et une petite crème glacée double-chocolat avec un vrai morceau de chocolat dedans!!! Je n'ai jamais été si heureux de manger du « Junk Food ». Je vous jure, j'étais si heureux après, ça m'a tellement aidé cette petite soirée. C'est bête de se rendre compte que mon moral d'un instant ne tenait qu'à un simple cheeseburger!!!! Ahaha Vive les Amériques et tous ses ressources!
Jeudi dernier, Emmanuelle et moi sommes allés à Yaoundé avec de bonnes intentions, rencontrer des gens d'ACDI (Agence Canadienne de Développement International), ceux qui finance notre stage indirectement, via AIESEC Canada. À notre arrivée, ils étaient en réunion. Bon! Au moins nous savons que le Canadien de Montréal se dirige vers les séries... Quoi! De kc qu'il raconte! Ahaha Le siège d'ACDI au Cameroun se situe aux bureaux du Haut-commissariat du Canada au Cmr. Un genre d'ambassade. Et dans ces bureaux il y avait La Presse, mais d'il y a environ 2 ou 3 mois. Je ne sais pas si c'est pire que les revues de dentistes… Enfin, cette escapade à Yaoundé nous aura permis de se balader un peu dans cette ville que nous ne connaissions pas vraiment. Une bonne journée, mais beaucoup de transport.
Donc nous voilà aujourd'hui le 23 juin, mon frère est officiellement gradué (beau bonhomme en costume pour le bal, il me ressemble!!!) Je te félicite énormément mon grand, voilà c'est fait!!! Enfin! Et aujourd'hui, c'est la veille de mon anniversaire, euh celui de tous les Québécois. Youpi, je ne fêterai pas seul, ma sœur, Manu m'accompagnera! Le planning de cette journée : afficher pleins de drapeaux du Québec dans la maison et tenter une expérience culinaire des plus aventureuses. Nous tenterons, avec les ingrédients locaux de faire découvrir le merveilleux monde de la POUTINE à nos comparses camerounais et d'autres nationalités. Nous irons donc demain magasiner dans le quartier des Blancs, ici à Douala pour tenter de trouver ce qu'il nous faut. Espérons que cela fonctionnera. « Patate, sauce brune et fromage… font un excellent mélange » disent Mes Aïeux. Donc sur ces paroles et je vous tiens au courant du résultat de cette expérience culinaire et de la St-Jean au Cameroun.
…et en espérant vous avoir rassuré sur ce titre plutôt freak!

M@T.

lundi 18 juin 2007

Anniversaires !!!

Bonne Fête à:

  • « Matante » Dominique… parce que je sais que t’aime ça m’entendre dire matante. Ahahah…. Le 14 juin dernier… oups, désolé pour le retard!
  • Marco, ou Marc-Olivier… Mon meilleur partner de peinture!

 

Donc à vous deux du 14 ou 18 juin, JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Du Cameroun je lève mon verre à votre santé !!!!!!!!!!!!!!!!!