dimanche 23 septembre 2007
GoodBye Lilian
Bon, m'y voilà enfin, je vous écris le récit de mes dernières aventures camerounaises... "The following take place" on September 3 and 4 2007...
La journée se débute relativement tôt... Puisque je voyageais de nuit en revenant de Kumbo, je suis arrivé à Douala vers les 7h AM. Les heures sont comptées avant la fin de mon périple alors laissons tomber le dodo, alors que la journée commence. Je consacre les premières heures de ma journée à faire mes backups... peu intéressant certes, mais essentiel, plus de 15GB traînent sur les ordinateurs de la maison, tant d'informations qu'il me faut ramener au Québec sur mon disque dur. Bon, tout cela pour décrire la grande partie de mon avant-midi. Ensuite, vers la fin de l'après-midi, je rejoins mes deux amis du Nord-Cameroun, vous vous souvenez des "2 chasseurs de Lions" que j'avais rencontré à Waza en mai dernier, ben les voilà à Douala, ils quittent le pays quelques 3 jours avant moi. Donc, nous avions convenu au courant de l'été de nous réserver les trois dernières semaines à voyager et faire le party. ehehe. Leur arrivée en ville correspond tout juste avec la dernière journée de Lilian, une stagiaire Allemande à Buea. Nous avions donc prévu Monica (stagiaire Mexicaine) et moi de souligner le départ de Lilian en ville. Ne voulant pas laisser en reste nos deux "chasseurs", je les invite donc aussi. Il est alors temps pour nous cinq d'improviser une super dernière soirée camerounaise pour Li; le fameux poisson braisé s'impose. Après le repas, nous nous dirigeons vers la maison de Bartosz (stagiaire polonais) pour y prendre un verre avant de sortir. Par la suite, après un p'tit verre de vin et un rhum&coke, direction Akwa (quartier branché de Douala) pour trouver une boîte ambiancée par ce lundi soir... hummmm. On a cherché longtemps avant de tomber sur "L'Aristocrate", une boîte simili-huppée qui nous offre du bon beat en début de soirée avant de fondre dans des beats un peu trop weird pour nous Occidentaux. Alors nous décidons de changer de place... pas loin de "Rond Point" nous trouvons une petite boîte low-profile qui nous offre d'abord quelques danses en couple.. pas génial pour 5 célibataires... lol Mais on se débrouille. Quelques minutes plus tard, l'on annonce au micro la venue d'un "spectacle". Ce que nous ne savions pas et que nous apprendrons très vite c'est que le lundi, c'est les striptiseuses. Expérience culturelle choquante!!!! Je n'en dis pas plus, il me faurait censuré la page!
Le lendemain, je rencontre en début d'avant-midi le directeur de MacDarwin, M. KEULIEU, afin de finaliser mon été dans les bureaux de cette petite école de formation professionnelle. Signature du partenariat avec AIESEC Douala et wrap-up final ont été au menu de cette rencontre. Ensuite, je me dirige en ville, à Akwa, pour retrouver Tim, Tania, Monica et Lilian pour le lunch. Et s'en suit une visite au marché des fleurs pour y trouver quelques souvenirs avant de se rendre à l'aéroport pour une dernière bière avant de dire officiellement Bon Voyage à Lilian. Ce que je retrouve génial dans ces deux dernières journées, c'est qu'à la base, deux paires d'amis à moi me retrouvent à Douala et très vite elles se sont jointes d'amitié. Je me souviens, Tim, au départ de l'avion nous a dit que malgré qu'il ne la connaisse que depuis quelques heures, c'est comme si ils étaient amis depuis des années...Voilà ce qui confirme que "les amis de mes amis sont mes amis". Wow, mes quelle belle morale, non???
Mat.
samedi 22 septembre 2007
Teleguide message
JE VOUS TIENS AU COURANT DANS LES PROCHAINES HEURES.
JE VAIS A L'INSTANT RECLAMER MES BAGGAGES. BONNE
JOURNEE. MAT.
lundi 17 septembre 2007
Un p'tit clin d'oeil!
lundi 10 septembre 2007
Tempus Fugit
Bon, je viens de vous parler brièvement de mon weekend, mais la semaine dernière… En fait, je suis revenu de Yaoundé mercredi soir dernier pour ensuite voyager à nouveau le surlendemain, un peu trop de voyagement et de « mal'o'coxics » dans les bus.
Parlant de Yaoundé, je crois vraiment avoir apporté quelque chose de bien à l'équipe. Nous avons rencontré plusieurs entreprises et organismes qui sauront apporter leur contribution au programme ASK. Malheureusement cela reste toujours difficile de trouver du financement et des partenaires qui prendront des stagiaires dans leur rganisme, mais du moins ces nouveaux partenaires que nous avons rencontrés sauront apporter conseils et avec le temps, peut être, apporteront du financement ou prendront des stagiaires. Mais nous sommes sur la bonne voie. Les différentes rencontres que nous avons faites ont généralement été bonnes et mon attrait marketing a parfois aidé. Le fait d'être un « whiteman » apporte souvent du sérieux dans un projet que l'on présente à des organismes. En somme, je suis relativement satisfait de mon passage à Yaoundé. J'espère que ces démarches porteront fruits dans le futur.
Jeudi dernier, tel qu'annoncé dans mon dernier « post », j'avais un BOA meeting avec les gens d'AIESEC Douala. Un gâchis!!! Je suis vraiment attristé du dénouement de cette soirée. Le BOA est composé d'environ sept membres plus les gens du conseil exécutif du comité local et moi j'y étais comme externe pour y ajouter mon grain de sel. Mais malheureusement, je n'ai pas pu apporter ce grain de sel… tous les membres du conseil consultatif (BOA) se sont décommandés à la dernière minute. Vous vous rendez compte, moi en tout cas cela m'a révolté un peu. Comment peux-tu compter sur des gens qui se désistent comme cela, ce n'est pas professionnel. MERDE!!! Et en plus, le comité de Douala avait investi dans cette soirée une véritable fortune… plus de 60 000 Fcfa à l'eau. Location d'une salle dans un hôtel à Akwa, location d'un projecteur, des rafraichissements et d'autres trucs. Merde, plus de 120 dollars à l'eau, je n'en reviens toujours pas. Avec 60 000 Fcfa, tu en fais du chemin ici au Cameroun. Enfin, c'est une réalité qui est dure à avaler. Toute la nouvelle équipe en poste qui débute l'année sur une note pareille, c'est démoralisant. Il y a toutefois eu un point fort positif dans cette soirée du jeudi.
Je vous ai évidemment paré de mon réseau diplomatique qui s'agrandissait depuis que j'ai rencontré Robert, le vice-consul des É-U au Cameroun. Jeudi dernier, en fin d'après-midi, il y avait l'inauguration des nouveaux bureaux de la branche de Douala de l'Ambassade des Etats-Unis au Cameroun. Pour l'occasion, plusieurs diplomates et partenaires d'affaires importants étaient présent et quelques amis de Robert dont moi, un petit Canadien-français. La jeunesse dans de tels rassemblements fait généralement fureur et donc durant l'évènement j'ai parlé de ce que je faisais ici à différentes personnes; des employés de l'ambassade et d'autres représentants diplomatiques et le Chef de Bamenda. Eh oui, je me suis fait un nouvel ami… pendant une demi-heure j'ai discuté avec le chef de la ville de Bamenda… En gros, s'il y avait un roi à Bamenda, ce serait lui!!!
De plus en plus j'apprécie cette vie d'expatrié. C'est vraiment génial de rencontrer tous ces gens d'affaires. Je me sens réellement privilégié d'avoir pu assister à un tel évènement. J'adore vraiment cela « networker » et en plus cela me fait pratiquer pour mon avenir… Cela me donne un point de vue différent sur le monde de voir et participer à ces évènements. Cela donne une certaine prestance (euh.. je ne sais pas si c'est le bon mot…). En tout cas, cette petite soirée m'aura apporté plusieurs contacts, même si ce n'est pas dans le bon gouvernement… mais les États-Uniens sont quand même nos voisins. J'avoue que ma vision des diplomates et autres dignitaires que j'avais suite au premier juillet à Yaoundé a grandement changé depuis que je me suis immiscé dans ce petit monde. Mais bien sûr lorsqu'on arrive dans un tel endroit en connaissant l'hôte comme un ami, cela aide à se faire des amis rapidement… eheheh
Bon, me revoilà à Douala pour quelques heures encore avant de voyager à nouveau vers l'inconnu dans le Cameroun. Au retour de cette dizaines de jours de voyage je reviens pour une dernière qui, je crois, sera forte en émotions et très mouvementée. Mon anniversaire, mon « good bye party » et dire au revoir à tous mes amis, mes différentes « mamas », mes sœurs et frères d'adoption… bref, tout ceux qui auront marqué mon séjour ici, dans « l'Afrique en miniature ». D'ici là, je capitaliserai toutes les minutes, toutes les secondes qu'il me reste pour découvrir ce qu'il me reste à connaître sur la culture camerounaise. (Le temps fuit) trop vite! Tempus Fugit.
M@T.
p.s. Désolé pour les photos, il m'est de plus en plus difficile d'avoir accès longtemps à une connexion internet pour pouvoir les télécharger. Je vous fais signe dès qu'elles seront en ligne.
mercredi 22 août 2007
Le Blanc Boucané !!!
Malgré tout ce positivisme, il y a toutefois certains trucs qui restent toujours un peu plus difficiles à avaler. Bien que l'on s'habitue aux gens et à notre environnement, certaines phrases deviennent lassantes : « Oh, le Blanc! » ou « White » et toutes les dérivées qui supposent que parce que tu es blanc tu as nécessairement plus d'argent ou le fait de notre simple présence dans une petite entreprise devient un atout marketing incroyable pour cette dernière. En tant qu'expatrié, tu as soudainement l'impression que tous ces efforts pour devenir « Camerounais » retombent. Ce n'est quand même pas si pire, mais c'est un fait que constatent généralement mes frères et soeurs de couleur ici.
Ah, au fait, vous ais-je dit? J'ai déménagé à Yaoundé depuis samedi dernier. Je suis ici jusqu'à la fin du mois pour aider le comité local pour développer, en sprint, certains projets, surtout pour ASK. Parlant de ASK : Je suis content, mes efforts que j'ai mis les dernières semaines à activer le programme, cela porte fruit, les directeurs de projets roulent bien, et une bonne synergie se développe. Je sens que les vacances achèvent et ils reviennent à la charge. Moi qui croyais que AIESEC Cameroun manquait d'animation cet été, voilà qu'ils me démontrent tout le contraire. Woot, woot! Même s'il ne reste que peu de temps, je sens vraiment que ça va bouger ces prochains jours… Ensuite, jeudi prochain, je retourne sur Douala, il y aura réunion avec le conseil consultatif (BOA) du LC Douala en vue de l'année qui vient. En gros, un BOA, c'est un panel de quelques professionnels en entreprise qui se regroupent trois à quatre fois dans l'année avec le comité exécutif du local pour discuter planification, stratégies et partager leur expérience. Vraiment, j'adore ces réunions pour ce que cela apporte à un LC et à moi. Ce sont de belles occasions pour élargir son réseau de contact. Suivant cette date, je me dirige sur Kumbo pour y rejoindre mon frère canadien, le Papillon (vous vous rappelez) ou de son prénom, Mathieu. Et pour la suite… soyez patient, vous verrez en temps et lieu!!!
Ce que j'aime ici, à Yaoundé, c'est que je vis en famille… Enfin, une vraie structure pour m'accueillir. Et il y a mieux, j'ai ma propre chambre. Cyril, mon hôte, m'en a fait don pour ces quelques jours. C'est là que je me rends compte à quel point les Camerounais sont accueillant et prennent soin de leurs invités. Chaque fois que j'atterris dans une famille, je suis accueilli en Roi… que ce soit chez la maman de Imbil, chez Marceline, l'ex-mama de Laurence et Emmanuelle, chez la tante d'Imbil ici à Yaoundé ou chez mon hôte actuel, sans oublier au village, l'autre jour chez Bernis. Et j'en oublie certainement, désolé. Toutes ces mamas m'ont un jour dit : « Mathieu, t'es toujours le bienvenu et pas besoin de téléphoner! » C'est génial, maintenant je suis polygame… euh, de mamas… hahaha
Tout cela pour en arriver au titre… hier, alors que je dînais chez la tante d'Imbil (au fait, c'est lui qui a accueilli Benjamin à Douala pendant son stage), je racontais à la famille tout ce que je viens de vous dire, à quel point je me sens maintenant Camerounais et à ce moment elle a dit que j'étais enfin prêt, que j'avais terminé mon « rite » d'initiation et que j'étais comme un poisson bien fumé et prêt à servir… que j'étais un Blanc Boucané!!!
M@T.
p.s. Ici j'ai aussi appris que le « Hach » n'est pas une drogue, c'est en fait un plat fait à base de haricots, donc du « H »… mais je dois avouer que la première fois que l'on ma dit : « As-tu déjà goûté le Hach? », j'ai regardé ma mama du moment avec un air… « suspicieux »!!!
mardi 14 août 2007
Une insertion culturelle western...
Que s'est-il passé ces derniers jours.... Well. Un peu de boulot, un bilan et la fête! Le boulot, c'est la routine quoi! Mais depuis la semaine dernière, je sais pas, j'ai parfois eu l'impression que j'aurais pu faire plus dans tel ou tel projet. C'est un peu étrange comme feeling, s'introspecter sur ce qu'on a accompli est pas toujours facile. Un soir, je n'arrivais pas à dormir, je réalisais qu'il ne restait qu'un mois et demi et tant de trucs à faire, du moins je me suis mis à pensé à tout pleins de choses, des remise en question... bref un début de nuit d'angoisses comme il m'arrive peu souvent heureusement. J'imagine que c'est un sentiment normal par lequel on passe en tant que stagiaire; l'expérience me le dira. Je me suis donc levé, je n'arrivais pas du tout à dormir et en arrivant au salon, Thierry était là à lire. J,ai donc partagé mes angoisses et il m'a rassuré. Merci Thierry. Il m'a donné cet encouragement, ce boost nécessaire à ne pas me démotiver. Me démotiver, eh oui. Vous savez, je l'ai déjà dit je crois, ici la réalité du travail dans des programmes humanitaire n'est pas simple, on fait beaucoup de démarches pour peu de résultats. Un exemple simple, mercredi dernier je me rendais au ministère de la Santé pour déposer un document pour faire reconnaitre AIESEC comme un organisme qui fait dans des domaines connexes à la santé. Le fonctionnaire me dit: "Ah, mais il faut faire authentifier cette copie de tel document" et je lui demande comment, et là c'est le début d'un long et coûteux périple!!!! Un timbre fiscal à 1000F pour la demande, un autre pour faire authentifier la copie. Ce dernier, mais il faut non seulement le timbre mais aussi la signature validant la copie. Le timbre au au bureau fiscal, ensuite on traverse la rue à la sous-préfecture pour se faire dire que mes copies ne sont pas complètes et qu'il faut aller voir un autre homme dan le même bâtiment. J'arrive à son bureau, il est évaché sur sa chaise et a les yeux qui ferment, il est à pein 15h00. Il me dit que je dois alors passer à la préfecture pour faire cela parce que lui il ne peut pas, mon document ne fonctionne pas à son goût. J'arrive à la préfecture, il est 15h, je suis juste, le responsable quitte à 15h30... eh non... le con, il était déjà parti du bureau 109 qu'il m'a fallu trouver après nombre d'interrogations. Bref, je dois revenir après demain, car demain c'est férié... En tout cas, je vous expose tout cela parce que 1. cela me frustre et 2. ce sont des trucs comme cela qui démotivent à l'occasion. Mais heureusement, il y a d'autres organismes, non-gouvernementaux, donc plus simple d'accès qui accueillent les groupes associatifs de façon "plussss meilleure". lol Bon suffit le chialage...il n'y a pas que le travail...
Depuis mon arrivée au Cameroun et surtout mon voyage au Nord, j'ai envie d'en voir plussss dans ce pays et l'Ouest n'en fait pas exception. Depuis plus d'un mois déjà, Bernis, mon co-chambrier, m'avait invité dans son village, non loin de Dschang et Bafousam, à Bamendou. Chaque année a lieu dans son village un congrès réunissant toutes les familles dans le but de faire le point sur l'actualité du village. Bref, c'est une occasion annuelle de réunir les familles ensemble le temps de 36 courtes heures. Nous étions quatre stagiaires AIESECers invités et qui n'ont pas passé inaperçu au milieu du village... Oh white, eh le blanc... petites phrases classiques...lol À un moment, j'ai eu l'impression que nous qui venions voir un événement culturel étions devenus l'élément culturel de la réunion.... Honnêtement, j'ai eu vraiment beaucoup de plaisir dans ce petit village. Le paysage, la nature, la simplicité des habitants (ceux qui ne revenaient pas des grandes villes comme Douala ou Yaoundé ou ailleurs..), bref, j'étais bien. Nous avons été hébergés dans la maison familiale de Bernis entassés 4 sur un lit double. lol Cela me rappelle certaines nuits universitaires.... ehehehe
Nous avons dansé au son des tamtams, avons participé aux derniers préparatifs de la grande soirée, avons rencontré tant de gens et surtout, marché beaucoup; la maison de notre famille se situait à environ 40 minutes de marche du lieu de rassemblement et puisqu'il n'y a pas autant de taxi qu'à Douala, on l'a marché quelques fois. Et ce sans compter notre marche dans les collines le dimanche histoire de faire un peu de trecking dans cette superbe région montagneuse. Merci Bernis pour cette superbe fin de semaine dans ton village.
Malheureusement, j'étais serré dans le temps et je n'ai pu me rendre pour visiter Bafousam, Foumban et Dschang... ce sera pour un prochain voyage... dans quelques semaines, vers début septembre.
Bon, 38 jours à mon aventure, il m'en reste peu pour tout faire alors si je veux maximiser ce temps qu'il me reste, je crois que je vais rejoindre mon lit histoire de bien me reposer... En attendant mon prochain signe de vie, dici une semaine, prenez soin de vous et donnez aussi signe de vie.... un mail, un commentaire... peu importe... cela me fait toujours plaisir...!!!!!
Bonne journée.
M@T.
p.s. j'ajouteria des photos d'ici les prochains jours.
dimanche 12 août 2007
Ahhhhh... l'Alcool !!!!
Revenons donc au thème principal… Ahhhhhh, l’alcool ! Rassure-toi, maman, il n’est pas question de moi. En fait, je vous écris ce petit message en attendant de vous écrire un peu plus sur ce weekend, je reviens tout juste de l’Ouest du Cameroun, de Bamendou plus précisément ! Et puisque j’aurai beaucoup à vous dire, je vous mets ceci sous la dent en attendant.
Ce soir, en revenant de l’Ouest, je suis arrivé à la maison et à ma grande surprise, personne ! Tout le monde était sorti. Je prends donc ma douche, car j’en avais besoin et après je me suis dirigé vers une petite cafétéria dans le quartier pour y manger un plat d’avocat avec le spaghetti, le pain de 50 et une tasse de chocolat. A peine je m’assois pour manger, quelqu’un m’apostrophe dans le dos en me disant : « Ca va bien ? » et moi de lui répondre : « Ca va ! ». Mauvaise réponse, selon lui. Alors s’en suivit une longue discussion sur divers sujets mais essentiellement centrés sur l’estime de l’autre, de son prochain et de Dieu… et du fait qu’il était un grand joueur de football, de Barcelone (je crois)… Disons qu’il ne m’a pas fallu bien du temps pour comprendre qu’il était ivre. Bon j’avoue, ce n’est pas la première fois que je tombe face à face avec un Camerounais (ou Canadien, ou…) saoul, mais cette fois c’était trop incroyable. Comme toute personne, après une bonne brosse, tu as besoin de manger, donc voilà pour quoi il s’est ramené dans la cafétéria. Le fait est que plutôt que de passer une commande pour un plat similaire au mien, il a préféré « piocher » dans le mien. Alors là, pour moi c’était du jamais vu. De nature très calme, surtout ce soir, je sortais de la douche et donc j’étais relativement relaxe, je n’ai rien dis excepté « oh, oh, c’est quoi ça ?? » et lui de me répondre : « C’est quoi, tu me méprises, tu ne partages pas avec ton frère ?? ». Voyant qu’il venait de plus en plus vers la question de la couleur de la peau, je me suis fermé et j’ai rapproché le plat pour l’accommoder un peu !!! Mais, il lui manquait quelque chose : du pain. Alors devinez ? Il a pris un bout du mien et le comble, il l’a trempé dans mon chocolat !!!! Horreur ! Là c’était trop, mais j’étais juste dépassé par la situation alors j’ai rit. À quoi bon s’obstiner avec un ivrogne ? En temps normal, au Québec, le restaurateur qui aurait vu cela se passer m’aurait fort probablement invité et ne m’aurait pas chargé le repas. Mais ici, j’ai dû payer ! lol C’est normal après tout, j’ai tout de même consommé ! Alors je donne un billet de 500 fcfa en l’attente de recevoir la monnaie et voyant qu’elle ne réagit pas, je lui dit, à la tenancière, cela coûtait 500 ? De me répondre, « Non, 525 » alors en riant je dis à mon nouvel ami, bien voilà tu dois 25 Francs à la dame ! Oups, erreur. Il a mal interprété la chose et m’a pris pour un voleur, donc je me suis ravisé et ai donné la a dernière pièce de 25. La morale, ben.. y’en a pas ! C’est une petite anecdote que je désirai partager avec vous en ce dimanche soir.
Voilà, bonne nuit…
M@T.